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paolo rumiz

  • La question du lundi. Des cartes.

    Paolo Rumiz raconte dans son livre Appia sa marche le long de cette ancienne voie romaine qui relie Rome au sud de l’Italie. A plusieurs reprises, il évoque l’utilisation des cartes en papier qu’il préfère, de très loin, au GPS. Il en revendique même l’utilisation, d’une façon militante :

    « En l’absence de prothèses électroniques, nous sommes devenus si incapables de bouger que c’est la survie même d’un instinct vital mûri depuis des millénaires qui est en danger…. Aujourd’hui, se déplacer en utilisant des cartes en papier équivaut à faire acte de désobéissance civile…. Je revendique le droit d’écrire ma route en toute liberté, comme un surfeur écrit son chemin entre les vagues. » (1)

    Utilisez-vous encore des cartes en papier pour vous déplacer ? Vous sentez-vous encore capables d’aller d’un endroit à un autre avec seulement quelques indications comme « prendre à droite là où il y a un bosquet d’arbres, juste après le début d’un chemin, mais attention il y a plusieurs chemins, il faut légèrement descendre sur cent mètres – on a l’impression de revenir un peu sur ses pas parce que ça tourne - puis continuer pendant plusieurs kilomètres jusqu’au croisement peu après quelques maisons blanches où il faut prendre à gauche et s’engager alors après une trentaine de mètres sur un petit chemin bordé de ronces…. Etc. »




    Paolo Rumiz, Appia, Ed. Arthaud, 2019, pp. 231/232,

  • Livres du matin / du sac à main / du soir.

    Le matin, une biographie de William Faulkner d’André Bleikasten en alternance avec Appia, de Paolo Rumiz. Cette biographie de Faulkner a été publiée en 2007. On la relit avec plaisir car Faulkner sera un bon compagnon pour les mois à venir. Appia, de Paolo Rumiz a été signalée par une amie à qui on a en retour signalé deux autres beaux livres du même auteur : Le phare, voyage immobile et Comme des chevaux qui dorment debout.
    Dans le sac à main, Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël signalé par Emmanuel Godo dans son beau livre Mais quel visage a ta joie ?
    Le soir, Sartoris, de William Faulkner, en alternance avec Le désert des Tartares, de Dino Buzzatti. On a plaisir à retrouver tous les John et tous les Bayard Sartoris et l'écriture de Faulkner, si intense. Quant au Désert des Tartares, on y a repensé lors de la visite du Fort Balaguier au moment des journées du Patrimoine.