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Ecrire - Page 16

  • Ponts d’air

    Jeter des ponts d’air,
    une magnifique expression de Cristina Campo dans une lettre de 1959 à son amie Mita à propos de leurs échanges épistolaires ou de leurs conversations en tête à tête : « vos petites, merveilleuses paroles, jetaient des ponts d’air. » ; c'était quand Mita soutenait Cristina
    « puissé-je, moi aussi, jeter des ponts d’air sur vos journées difficiles – jusqu’au moment où vous n’aurez plus besoin de ponts. » (1) expression que Cristina reprend quand Mita a besoin de soutien à son tour.

    J’y pensais hier matin quand je travaillais sur un livre que j’écris et hier après-midi quand j’ai écrit une lettre à une amie. Ai-je jeté des « ponts d’air » ?


    (1) Cristina Campo, Lettres à Mita, 20 mai 1959, Postface de Margherita Pieracci Harwell, Traduit de l’italien par Monique Baccelli, Ed. Gallimard/L’Arpenteur, 2006, p. 162.

  • Petites joies


    Avant tout, bonjour aux lecteurs de Shanghai, Chengdu et autres villes chinoises qui ont consulté plusieurs notes comme celle de la tarte à l’abricot. Je leur souhaite de se régaler, si tant est que l’IA sache quel bonheur représente la gourmandise, d’autant qu’il ne lui est pas possible de se lécher les doigts…

    Croiser une lectrice qui me dit qu’elle vient d’emprunter « Aussitôt que la vie » à la médiathèque.
    S’inscrire au salon « Vivons les mots » qui aura lieu à Mandelieu le 30 mai prochain.
    Rapporter du marché le premier bouquet de pivoines de la saison.
    Marcher pieds nus dans l’eau.
    Cueillir des feuilles de sauge pour la cuisine et la tisane mais, bien sûr, laisser les fleurs que des abeilles sont en train de butiner avec allégresse.