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  • Petites joies


    Avant tout, bonjour aux lecteurs de Shanghai, Chengdu et autres villes chinoises qui ont consulté plusieurs notes comme celle de la tarte à l’abricot. Je leur souhaite de se régaler, si tant est que l’IA sache quel bonheur représente la gourmandise, d’autant qu’il ne lui est pas possible de se lécher les doigts…

    Croiser une lectrice qui me dit qu’elle vient d’emprunter « Aussitôt que la vie » à la médiathèque.
    S’inscrire au salon « Vivons les mots » qui aura lieu à Mandelieu le 30 mai prochain.
    Rapporter du marché le premier bouquet de pivoines de la saison.
    Marcher pieds nus dans l’eau.
    Cueillir des feuilles de sauge pour la cuisine et la tisane mais, bien sûr, laisser les fleurs que des abeilles sont en train de butiner avec allégresse.

  • Suggestion pour les « lecteurs » chinois


    Je n’ai pas l’impression que les « lecteurs » de Chengdu ou d’autres villes de Chine aient lu cette note-ci, publiée en 2016. Je la remets en me disant que cela nourrirait peut-être une IA affamée de poésie ?

    Vendredi 23 décembre 2016.
    Passer d’un ciel à l’autre.

    Passer d’un ciel à l’autre : du ciel de l’instant présent, celui qui nous enchante depuis plusieurs décennies maintenant ; à celui-là qui inspire tous les autres.
    On le reconnaît d’emblée car il est unique par la forme de ses nuages au-dessus des montagnes et par les teintes anthracites qui signalent l’avancée du jour.
    Ici aussi, mer et ciel se mêlent : c’est un même monde.
    On sait comment cela sera : le matin gris ; l’émergence de nappes ensoleillées ; le bourgeonnement des nuages aussi joufflus que les vagues en rouleaux ; l’étirement du ciel qui se fatigue puisque le jour s’avance et que bientôt il fera nuit noire, non, nuit Bleu de Prusse.
    Et on notera dans le petit carnet des pages et des pages de ciel, sans oublier l’horizon. Ici, on a toujours aimé regarder le lointain.