Relecture en cours : "Les Frères Karamazov", de Dostoïevski, dans la traduction de Sophie Benech publiée aux Editions Zulma.
La première lecture date d’il y a plusieurs décennies ; les trois relectures se sont échelonnées depuis.
Dans cette traduction, je trouve le texte très fluide et facile à lire.
Pour les personnages dont les noms peuvent paraître compliqués d’autant qu’ils sont souvent modifiés en raison de l’habitude russe de donner des diminutifs, j’ai repris une très ancienne habitude : j’écris les noms sur des petites fiches Bristol que je range par ordre alphabétique et que je maintiens avec un élastique (il commence à y en avoir quelques-unes).
Bien sûr, cette liste des personnages des Frères Karamazov doit bien exister sur internet mais je préfère la faire moi-même : tout d’abord, cela me fait plaisir ; ensuite j’aime prendre mon temps pour lire et enfin cela fait fonctionner mon cerveau.
Accompagnés de ses petites fiches Bristol, le volume est aussi agrémenté de post-its qui signalent déjà quelques pages et de quelques feuilles imprimées présentant au moins deux différentes traductions du début du roman (celles de Mongault et de Markowicz). Je rajouterai d’autres traductions si j’en trouve.
Lire, c’est vraiment passionnant.
dostoïevski
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Les Frères Karamazov
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Crime et Châtiment - compagnon
Relecture de « Crime et Châtiment », de Dostoïevski, dans les deux tomes édités en Folio achetés il y a cinquante ans et déjà relu quatre fois. La traduction est de D. Ergaz. Les pages ont jauni. Certains passages, pour les retrouver plus facilement, sont marqués par des morceaux de fiches Bristol dépassant du livre :
la lecture de la résurrection de Lazare par Sonia à la demande de Raskolnikov
la longue conversation entre Porphyre Petrovitch et Raskolnikov au cours de laquelle Porphyre dit à Raskolnikov qu’il sait très bien que c’est lui le meurtrier
la scène de la dispute entre Amalia Ivanovna et Catherine Ivanovna (quelle splendeur dans l’écriture, l’utilisation magistrale du discours indirect),
celle où Svridigaïlov enferme Dounia puis la laisse partir...
D’autres passages sont marqués par des post-it, des soulignements au crayon 3B utilisé depuis toujours pour la lecture ou pour prendre des notes dans les petits carnets, des pages cornées.
Ces personnages si familiers, Raskolnikov en premier, qui croient donner un sens à leur vie en prenant des décisions terribles qu’ils s'imaginent raisonnables et qu'ils s'évertuent à justifier...
Sur une fiche Bristol bleue du format du livre, de l’écriture de ma jeunesse, la liste des personnages avec mention de leur rôle dans l’histoire ; des précisions ajoutées au fur et à mesure des relectures, ainsi pour Sonia dont je n’avais pas du tout perçu, à la première lecture (j’étais trop jeune), le rôle essentiel dans le roman : le mot compassion est accolé à son prénom.
Compagnonnage tout au long d’une vie avec "Crime et Châtiment"…