Refuser la vindicte, quelle qu’elle soit. Aucune n’est justifiée.
Partager, toujours, et encore toujours, surtout quand on a beaucoup reçu et qu’il y a donc beaucoup à donner.
Lire de la poésie sans relâche : la poésie est comme un pays natal, elle enracine dans la vie.
Regarder le ciel : de jour comme de nuit, il a toujours des histoires à raconter.
Saluer les arbres à la sagesse immémorielle.
Ecrire à la main, parce qu’on écrit aussi avec son corps.
la poésie comme racine
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En vrac
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La poésie comme racine
Quelques jours à marcher
sous la pluie
sous le vent
sous le soleil
en silence
en mettant chaque matin dans le petit sac à dos
un recueil de poésie pour lire
un carnet pour écrire
en s’arrêtant
pour lire
pour écrire.
Ainsi, ce matin, en partage avec vous, ce poème de Reiner Kunze (1) :
Chemins sensibles
Sensible
est la terre au-dessus des sources : aucun arbre ne doit
être abattu, aucune racine
arrachée
Les sources pourraient
tarir
Combien d’arbres sont
abattus, combien de racines
arrachées
en nous
(1) Rainer Kunze, Chemins sensibles, in Un jour sur cette terre, traduit de l’allemand par Mireille Gansel, Préface d’Emmanuel Terry, Coll. D’une voix l’autre, Editions Cheyne, 2011, p. 25