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sonate n°17

  • Moisson.

    Marcher tout le long de la plage, pieds nus dans l’eau claire, bas de pantalon retroussés, en tenant ses chaussures à la main.
    Sentir le vent.
    Sentir le soleil.
    Regarder les montagnes, l’horizon, le ciel.
    En rentrant au petit hôtel, penser à Mozart, celui qui ne fut jamais la proie du désespoir, écrivant et jouant ses sonates, comme la 17, par exemple.
    Se sentir libre.

  • Mozart et l’oiseau.

    Partir de bon matin.
    Il fait si calme dehors et la lumière est si rose que tout semble pur, comme si la nuit avait lavé le monde pour que l’aube étende au fil du jour un paysage parfait comme au premier matin du monde.
    Tout à coup, un oiseau chante et interrompt les préparatifs du départ.
    On le cherche dans les branches des arbres et on le trouve au sommet tout là-haut du chêne.
    Il faut partir cependant et on met de la musique pour accompagner la route.
    C’est Mozart. La sonate n°17. Maria Joao Pires.
    L’oiseau se tait un instant. Puis reprend son chant et suit les notes de la sonate. Il n’y a pas de doute : il est heureux de ne plus être seul à exprimer sa joie du matin au printemps.
    Alors, on attend pour partir et on laisse à l’oiseau le chant de Mozart jusqu’au bout.