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La question du lundi. De la joie.

Un bel article a été consacré dans le journal (1) au livre d’Emmanuel Godo, Mais quel visage a ta joie ?, dont la lecture est en cours. Pour Emmanuel Godo, la joie n’est pas le bien-être ou le bonheur. Elle est liée à l’inattendu et elle se caractérise par une « allégresse qui vient d’un allègement des choses. (…) Comme si un voile se déchirait ou s’entrouvrait. » On a vraiment beaucoup aimé lire cela, et encore plus ceci : « La joie est un trublion dans notre société marchande. »

Qu’en pensez-vous ?



(1) La Croix, vendredi 23 août 2019
Emmanuel Godo, Mais quel visage a ta joie ? Ed. Salvator, 190 p., Janvier 2019.

Commentaires

  • Merci de nous parler de ce livre, je vais certainement l'acheter....Bonne journée

  • Et bien comme ce n'est pas la joie dans mon milieu professionnel actuellement (restructuration forcée et incompétence des chefs), je pense... que je vais lire ce livre.
    Je dois dire que je ne sais pas ce qu'est la joie. Pour moi, c'est une sorte d'allégresse mais que je peine à définir par des mots précis. Il est clair que dans notre monde chahuté, quelqu'un de joyeux est souvent regardé par les autres avec de gros yeux.
    Merci de la suggestion et belle semaine. Bises alpines.

  • Je porte en permanence dans mon coeur le titre d'un très beau (et très exigeant) livre de Lytta Basset : "La joie imprenable". Et j'ai pu faire cette expérience de la joie qui résiste au pire du deuil et de la destruction. Comme une source d'énergie inaltérable...

    Douce joie à toi, Marie.

  • Ce livre de Lytta Basset, La joie imprenable, a été important pour moi ainsi que tous les ouvrages de Lytta Basset que je garde pas très loin. Ses titres sont toujours forts, comme Le pouvoir de pardonner, Vivre malgré tout, Oser la bienveillance, .... Merci de me faire penser que je pourrais en reparler ici.

  • "Cette personne est d'humeur joyeuse" : une expression au parfum
    d'autrefois, guère usitée de nos jours !

    Et pourtant, la pratique du sourire et de la recherche de l'harmonie
    entraînent si souvent les moments de joie et de sérénité,...
    La discrète allusion d'Anne Le Maître nous conforte dans cet exercice !

    Merci, chère Marie, merci d'évoquer Emmanuel Godo...
    au nom prédestiné !

  • c'est vrai que le bonheur, n'est pas la joie, je crois que certains ont une prédilection au bonheur et que tous peuvent ressentir des moments de joie intense à certains moments de leur existence ...
    à méditer ...
    amitié .

  • Merci Bonheur de Jour pour cette question ! Elle va me porter toute la journée….
    Une belle et douce journée.

  • J'ai éprouvé ce sentiment d'allègement , d'allégresse intérieure quand je suis devenue végétalienne . Cela n'a effectivement rien à voir avec le bonheur ou le chagrin , c'est un état de légèreté personnelle.

  • La joie et le bonheur sont deux états différents.. plus souvent en joie, je recherche activement le bonheur sans le trouver..

  • Trouver la joie n'est pas donné. On y arrive petit à petit , il faut y travailler. Le journal d'Etty Hillesum est impressionnant et exemplaire. Elle porte la joie des pauvres, la joie des bėatitudes. Dans l'enfer du camp, la vue d'un arc-en-ciel l'illumine et la réjouit. Dans la souffrance, elle trouve la joie.

  • Merci de citer ici Etty Hillsum dont je relis les écris très régulièrement. Je me permets de vous conseiller, dans le même état d'esprit le livre de Victor Frankl, Découvrir un sens à sa vie. Lui aussi déporté à Auschwitz, il a pu en revenir et témoigne de ce qu'a été, en tant que médecin, la suite de sa vie, toute tournée vers l'essentiel.

  • Oui dans le sens où la société de consommation monnaie les joies.. parcs avec spectacles, photos de plages vendeuses, spectacles et animations en tout genre. Les romains avaient créé les jeux du cirque.
    Hier, vu un champignon vert, bien ri en le voyant dans toute sa beauté.
    Bises

  • Pour une raison inconnue, les derniers avis de tes billets-blog sont tombés dans les "indésirables"!! Inattendu, ça oui. Alors quelle joie de les découvrir ce matin.

  • Pour moi la joie est en effet lié à l'inattendu, elle survient d'un coup sans aucune préméditation et ne dure que le temps parfois bref de la surprise. Elle intervient grâce à un événement extérieur...alors que le bonheur est en nous quand tant de personnes le cherchent à l'extérieur d'elles-même toute une vie sans le trouver, même si il est tout proche elles ne le voient pas. C'est donc plus pour moi une prédisposition naturelle ou qui advient après beaucoup de travail sur soi. Bon c'est la rentrée scolaire mais je ne vais tout de même pas en faire une copie double :) Bonne semaine

  • J'aime beaucoup cet « allègement des choses » dont il parle.
    C'est ce que j'essaie de vivre au quotidien, même si ce n'est pas facile en ce moment...
    Merci pour cette belle question du jour
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

  • Le mot allègement est vraiment important dans cette joie dont parle l'auteur. Page après page, il parle avec cette simplicité qu'on n'atteint que rarement, de cette joie qu'on ne peut pas nous prendre. En écrivant cela, je fais référence aussi à un autre livre, de Lytta Basset : La joie imprenable, évoquée dans un commentaire plus haut.

  • un livre que je vais noter
    ça me fait penser fortement à Spinoza pour qui la joie a une importance très grande

  • Jean d'Ormesson disait "tout le bonheur du monde est dans l'inattendu" et je ne saurai dire mieux. Mais j'aime beaucoup cette image du voile qui se déchire….

  • La joie est une émotion, donc éphémère alors que le bonheur est un état. C'est une émotion positive. Le bonheur me semble être un sentiment plus profond et plus durable…...Et yop la boum !!!!!

  • Pour Dominique (et Marie, bien sûr):
    ""Car Spinoza fait partie des vivants-voyants. Il dit précisément que les démonstrations sont les "yeux de l'esprit". Il s'agit du troisième oeil, celui qui permet de voir la vie par-delà tous les faux-semblants, les passions et les morts. Pour une telle vision, il faut les vertus, humilité, pauvreté, chasteté, frugalité, non plus comme des vertus qui mutilent la vie, mais comme des puissances qui l'épousent et la pénètrent. Spinoza ne croyait pas dans l'espoir ni même dans le courage; il ne croyait que dans la joie, et dans la vision. Il laissait vivre les autres, pourvu que les autres le laissent vivre. Il voulait seulement inspirer, réveiller, faire voir. La démonstration comme troisième oeil n'a pas pour objet de commander ni même de convaincre, mais seulement de constituer la lunette ou de polir le verre pour cette vision libre inspirée. "À mon sens, voyez-vous, les artistes, les savants, les philosophes semblent très affairés à polir des lentilles. Tout cela n'est que vastes préparatifs en vue d'un évènement qui ne se produit jamais. Un jour la lentille sera parfaite; et ce jour-là nous percevrons tous clairement la stupéfiante, l'extraordinaire beauté de ce monde..." (Henry Miller) - Gilles DELEUZE - Spinoza

  • Merci beaucoup pour ce commentaire ! Effectivement, dès qu'on évoque la joie, Spinoza s'impose. Il est fort possible qu'après avoir terminé ce livre d'Emmanuel Godo je passe un peu de temps avec Spinoza !

  • Ouvrage bien nécessaire, que je me suis empressée de commander ! Merci, Marie !

  • Merci Marie, je note...! J'emploie souvent le mot Joie. Cette dernière est plus accessible, plus légère, plus fréquente, plus originale et fantaisiste que le sentiment de Bonheur. Bises .

  • Bonjour ma chère, merci de votre petite visite à mon journal. Vous n'êtes pas sans savoir que je vis au XIXème siècle et que je me rens parfois en 2019 avec ma machine à voyager dans le temps. Présentement, je parcours les grands boulevards au bras de mon ami, Monsieur Zola, à pied, les omnibus étant fort encombrés ces derniers temps. Monsieur de Maupassant me disait, pas plus tard qu'hier que nous allions vers une belle arrière-saison. Je crois qu'au 21ème siècle, vous appelez cela "l'été indien". Pour moi, le bonheur est une succession de petites et grandes joies. Chaque jour a son lot de petites joies et parfois de très grandes. Je m'épanouis entre mon atelier et le jardin où j'aime à me reposer, observer, écouter, dessiner. Merci encore pour votre passage.
    Recevez, ma chère, mes meilleures salutations.
    La Rochelle, le 10 septembre 1891.

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