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Dans la forêt.


A chaque fois qu’on passe devant l’Abbaye de Montrieux pour aller dans la forêt, on se dit qu’on aimerait bien habiter là, tout contre les arbres et tout contre la rivière qui coule en contrebas. On sait qu’on entendra parfois, en fonction du chemin, les cloches sonner. Combien sont-ils encore de frères trappistes au cœur de cette maison qui ne laisse apercevoir au passant que la petite chapelle toujours ouverte ? C’est un rite aussi de s’y arrêter à l’aller.
Après, dans la forêt elle-même, c’est un festival d’arbres et de chemins qui vont et viennent. En ce début d’automne, les houx sont admirables. Les petites boules foisonnent, parfois encore jaune vif, parfois déjà d’un bel orange brillant. Dans les tapis de feuilles, des colchiques mauves, des fleurs blanches et mauves aussi, aux longues tiges qui doivent être de la famille des scabieuses, des pâquerettes aux pétales aussi fins que des cils.
On s’assoit au milieu du thym et on regarde alors ces hautes pierres qui sont là depuis toujours. C’est auprès d’elles aussi qu’on est venu chercher quelque chose, on ne sait pas trop ; de la beauté, oui, de l’inébranlable aussi peut-être.
La brise, en se levant, légère, fait alors sourire ce paysage, voleter les papillons et chanter les oiseaux.
C’est bien de se sentir loin du monde.


Commentaires

  • Loin du monde ou au coeur de la Nature ?

    La Nature fait aussi partie du Monde...
    A moins que le monde soit uniquement les Hommes ? Loin des Hommes ?
    Pour mieux les retrouver en redescendant ?
    Etre seule, est-ce être loin du monde ? C'est vrai que l'on parle aussi de notre monde intérieur ?
    Merci, ce matin, d'avoir mis le doigt sur ce questionnement .

  • Je ne connais pas cette abbaye, chère Marie, mais votre admiration
    pour elle suffit à nous la faire imaginer...
    et puis les images de la toile viennent la concrétiser :
    une splendeur avec ses tourelles couvertes de vigne vierge,
    la cape des bois l'entourant affectueusement !

    Les lieux de prière sont toujours si reposants
    au milieu des tempêtes mais, comme le dit si bien Jo-Elle,
    notre monde intérieur est là pour les tenir éloignées !

  • La nature ressource et on en a tellement besoin.. Inspirons pour mieux respirer

  • Proche de la Nature... l'idéal pour se ressourcer !
    Douce journée marie, bisous

  • Aujourd’hui la communauté de chartreux et non de trappistes, est composée de 7 pères du Cloître, de 3 frères lais et d’un moine demeurant chez les Petites Sœurs des Pauvres.
    Je suis fan de chez fan des chartreux qui par leur radicalisation de vie interpelle le monde d'une manière très originale: de quoi a-t-on besoin pour vivre (heureux et épanouis) ? Leur vie est une réponses parmi d'autres.

  • il y a comme ça des lieux qui déclenchent chez nous l'envie, l'envie de rester ainsi à l'abri ou du moins au milieu de la beauté. L'envie d'y revenir, l'envie d'en garder l'écho un peu comme on garde la mémoire d'un poème
    j'aime beaucoup votre texte qui fait écho chez moi à des lieux très personnels, parfois disparus hélas

  • La forêt et les abbayes sont fascinantes. Parfois, ce me semble un peu austère... c'est pour cela que j'aime bien Hurtebise. Elles ont avancé avec le siècle, tout en gardant leur âme. C'est aussi une forêt différente, au coeur de l'Ardenne.
    Aussi en temps de non coronavirus attirent elles du monde. Et elles sont parmi les rares communautés à ne pas disparaître. Malgré tout, je ne pense pas que les jeunes se précipitent... ce n'est pas une vie facile...

    Cela m'a frappée quand je suis passée au mont des cats, en juillet. Le mont est splendide... mais cela a l'air assez austère... pourtant, il semble y avoir pas mal de visiteurs...

  • J'ai adoré ta balade au coeur de la forêt, et j'aurai aimé à rester là et entendre les cloches de la petites chapelle sonner en regardant les fleurs et leurs amoureux papillons...
    Belle journée

  • Je ne connaissais pas cette chartreuse et j'irai certainement par là le jour où je retournerai du côté de chez toi, Marie. Bonne journée & merci pour tes beaux partages ressourçants.

  • Avec toi j"ai apprécié les odeurs de la forêt, les sensations que l'on ressent sous l'ombre des arbres et celles de toucher les gros rochers qui gardent en eux tout une vie si puissante !
    j'ai du changer de logiciel, c'est difficile, je tâtonne et pour l'instant je ne peux pas publier, ça viendra je pense..

  • Etre loin du monde... quel bien être ! Mais le voir, le monde, l'observer, le scruter, et s'en émerveiller.... Quelle belle sagesse !

  • Quelle jolie balade si bien décrite, c'est comme si j'y étais avec les senteurs, le toucher, la vue sur les fleurs et papillons. Que du bonheur.

  • loin du monde ... pas tant, très proche de chaque personne. Ton article est un poème en lui-même Bises et bon samedi

  • Je ne sais pas si c'est bien... mais il est vrai que ça fait un bien fou.
    Merci pour le partage.
    Passez une douce journée.

  • Quand j’ai lu le titre de votre billet, j’ai cru que vous faisiez allusion au roman Dans la forêt de Jean Hegland que j’ai découvert grâce à vous et qui est mis en avant dans beaucoup de librairies en ce moment :-)

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