Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine, Chanson d’automne, in Poèmes saturniens, Ed. Livre de Poche, n° 74, présenté par Léo Ferré, notes de Jacques Borel, 1961, p. 69
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Les sanglots longs des violons de l’automne.
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A la radio ce jour et plus tard, recopier un passage d’un livre.
A la radio : L’interview que certains ont déjà écoutée sera rediffusée ce jour, vendredi 31 mai, à 20H15 et le 3 juin à 11H15 dans l'émission animée par Christine Houlé, Rendez-vous de RCF Alpes-Provence.
« Ma vie était un fusil chargé » sera chroniqué le 15 juin prochain dans l’émission Au hasard des livres animé par Ghislaine de Rochefort sur RCF Vaucluse.
Recopier un passage d’un livre : Celui-ci, extrait de « Brèves nouvelles de mon jardin », d’Hermann Hesse : « Que le poète cueille ainsi ses petits mots, les pose et les choisit, dans un univers qui, demain, sera peut-être détruit, revient exactement à ce que font les anémones, les primevères et d’autres fleurs, qui sortent en c moment dans les prés. Dans un monde qui, demain peut-être, sera recouvert de gaz toxique, elles développent avec soin leurs petites feuilles et leurs calices à cinq, six ou sept sépales, lisses ou dentelés, tout cela avec une précision et une beauté extrême. » (1)
(1) Hermann Hesse, Brèves nouvelles de mon jardin, Ed. Calmann-Lévy, 2005, p. 110 ; emprunté à la médiathèque Chalucet (Toulon), cote HESS/R)