Passer la soirée avec Etty Hillesum.
Tant de soirées déjà passées avec elle.
Pourtant, découvrir encore :
« Cet après-midi, regardé des estampes japonaises avec Glassner. Frappée d’une évidence soudaine : c’est ainsi que je veux écrire. Autant d’espace autour de peu de mots. Je hais l’excès de mots. Je voudrais n’écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité les mots doivent accentuer le silence. Comme cette estampe avec une branche fleurie dans un angle inférieur. Quelques coups de pinceau délicats – mais quel rendu du plus infime détail !- et tout autour un grand espace, non pas un vide, disons plutôt : un espace inspiré. Je hais l’accumulation des mots. Il faut si peu de mots pour dire les grandes choses qui comptent dans la vie. Si j’écris un jour (et qu’écrirai-je au juste ?) je voudrais tracer ainsi quelques mots au pinceau sur un grand fond de silence ».
LIRE / Livres du matin, du sac à main, du soir - Page 86
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Passer la soirée avec Etty Hillesum
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Passer la soirée avec Anne Ancelin.
Passer la soirée avec Anne Ancelin, à qui on doit tant, en lisant son dernier ouvrage : Ici et maintenant, vivons pleinement.
Recopier ce passage-là :
« Choix de vie.
Les bouteilles sont souvent à demi pleines.
Les pessimistes les voient à moitié vides. Ils se désolent à l’avance qu’il y ait pas suffisamment de quoi boire durant le repas et se gâchent ce repas sans raison.
Les optimistes se réjouissent qu’elle soit à moitié pleine et qu’il y ait suffisamment à boire pour ce repas.
C’est vraiment une manière indécrottable de voir les choses qui empoisonne la vie de certains et ensoleille la vie des autres.
Je me situe résolument du côté de la bouteille à moitié pleine ».