Passer la soirée à lire La petite communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon.
Se réjouir de n’avoir jamais fait de compétition de sa vie.
Se dire que si on écrivait un livre un jour, on voudrait avoir aussi une vision questionnante du monde et des gens dont on parlerait, où tout ne serait pas soit tout blanc, soit tout noir parce qu'on apprend toujours de ceux qu'on rencontre.
Après avoir fermé le livre, écrire sur le petit carnet ces quelques mots : bienveillance, dignité, compassion, liberté.
Décider de conseiller ce livre à tous les lecteurs de la bibliothèque en demandant s’il est possible qu’on y colle le petit autocollant rouge en forme de cœur qui signale les bons livres. Les très bons livres.
LIRE / Livres du matin, du sac à main, du soir - Page 83
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Passer la soirée avec Nadia.
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Bis- Passer la soirée avec Charles Juliet
Recopier ces lignes-là, qui rassurent tellement :
« Quand j’écris, je me préoccupe désormais
- D’être sobre, direct, concis
- De trouver le mot juste, l’expression juste, la structure de phrase adéquate. De trouver la justesse du ton. De n’être ni au-dessus ni au-dessous de ce qui est à exprimer.
- De ne pas résoudre un difficile problème d’écriture par un artifice
- De ne dire que ce que je veux dire
- De n’employer qu’après examen les mots qui ont une histoire, un passé
- D’être attentif aux connotations, à l’implicite, aux vibrations qui se propagent d’une phrase à l’autre
- De veiller à l’articulation des phrases, à l’écoulement du texte, au rythme. A la temporalité
- De choisir de préférence les mots qui se réfèrent au sensible, au concret. Donc d’éviter autant qu’il se peut ceux qui désignent des réalités abstraites. De refuser certains termes techniques empruntés à différentes disciplines
- De faire de la musique avec les mots. Grande attention portée à leur sonorité, à leur poids, à ce qu’ils irradient
- De m’en tenir à une intensité retenue
- De rechercher un langage objectif, tout en veillant à lui donner de la chair, de la couleur, du relief."