Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dans la forêt - Page 3

  • Moisson.

    En passant dans la rue des fleurs pour regarder le jasmin et la glycine, voire pour en marauder encore une fois quelques fleurs, apercevoir un seringa en fleurs. S’arrêter brusquement et aller en couper deux branchettes qu’on mettra dans un petit vase en verre épais.
    Poster un courrier dans lequel on a versé un peu de fleurs de lavande.
    Rire de soi-même un bon moment.
    Aller déjeuner à Aix en Provence, aux Deux Garçons, en terrasse puis flâner sur le Cours Mirabeau après avoir fait un saut au Monoprix où on trouve des chaussettes Bleu Forêt en fil d’Ecosse.
    Terminer la lecture de Dans la forêt, de Jean Hegland, et commencer Vie de ma voisine, de Geneviève Brisac.
    Ecouter la Passion selon St Matthieu de Bach.
    Au moment de préparer la salade, aller couper du basilic et de la coriandre dans la petite jardinière posée sur le rebord de la fenêtre.
    Croiser l’infirmière qui s’était occupée de Maman. Sans qu’il soit nécessaire de se dire un mot, tomber dans les bras l’une de l’autre et se serrer très fort. Se sourire et se faire un signe de la main avant de reprendre chacune son chemin.
    Aller jusqu’au fort Balaguier lire et interrompre sa lecture le temps qu’un paquebot passe pour aller vers le large.
    Ecrire six pages.

  • Passer la soirée dans la forêt. Bis.

    On poursuit la lecture de Dans la forêt, de Jean Hegland.
    De même, on poursuit plusieurs réflexions commencées depuis des années.
    L’une, sur l’essentiel et l’accessoire. Les deux héroïnes de l’histoire sont entourées, dans leur maison, de tout un tas de choses qui ne leur sont plus d’aucune utilité dans leur nouvelle vie ; et, en raison justement de leur nouvelle façon de vivre, elles mesurent combien toutes ces choses auxquelles elles tenaient tant n’étaient que futilité : elles n'avaient pour but que de les occuper, de leur faire tuer le temps. Cela ne les faisait pas vivre vraiment. C’est une critique forte de la société de consommation que ce livre dans lequel les personnages sont au début de l’histoire quasi désincarnés et, bien que vivant dans la forêt, coupés totalement de la nature qui les entoure.
    Les autres réflexions vont et viennent au cours des pages.
    Survivre à la mort d’un être cher. Donner un sens à sa vie. Faire des choix, mais lesquels. Se satisfaire de ce qu’on a.
    On en est à la page 200.