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cigales

  • Bain bruissant.

    A la fin de la journée, on ressent le besoin de respirer à plein poumons le parfum de la chaleur sous les pins de la forêt. On y va. Les narines et les poumons s’ouvrent amplement. On touche l’écorce des arbres. Et, comme quand on va sous l’eau les bruits se transforment, la façon d’entendre n’est plus la même : on comprend qu’on est dans le monde des cigales : elles crissent plus que tout. On s’assied sur une pierre, les mains sur les genoux et on plonge dans ce bain bruissant. On rentrera plus tard en portant sur soi le sel revigorant du chant.



  • Dans la forêt l’été.

    Les épines des pins ont tapissé tous les sentiers de la forêt. C’est doux d’y marcher en respirant le parfum des résineux qui est celui de l’été. On s’assiéra bientôt au pied d’un arbre bien à l’ombre, le dos contre le tronc, pour boire dans le capuchon du thermos un thé bien moelleux. La journée avancée aura rassasié de chaleur les cigales bienheureuses dont le chant couvrira même le murmure du vent. On choisira un endroit qui permettra d’apercevoir la mer dans une trouée de troncs penchés, histoire de rajouter du bleu dans les ocres et verts des bois odorants.