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cigales

  • Chanter maintenant.

    On entend les cigales. La crainte de connaître un monde sans cigales – il est déjà sans ormes, sans alouettes, sans perdrix, presque sans abeilles, moucherons ou papillons – a pointé mais non, ouf, du moins pour cet été, les cigales sont bien là.
    Elles chantent fort car elles sont certainement heureuses aussi.
    On parle du chant des cigales ; le mot exact pour qualifier les sons qu’elles émettent est stridulation. Les cigales stridulent. Comme les sauterelles, qu’on adore aussi, les criquets et les grillons. Également les capricornes… Mais ces derniers sont-ils aussi sympathiques que les cigales ? A la réflexion, non. Certes. C’est savant d’utiliser le mot stridulation, plus précis aussi. Mais n’est-ce pas plus joli de dire que les cigales chantent ?

  • Bain bruissant.

    A la fin de la journée, on ressent le besoin de respirer à plein poumons le parfum de la chaleur sous les pins de la forêt. On y va. Les narines et les poumons s’ouvrent amplement. On touche l’écorce des arbres. Et, comme quand on va sous l’eau les bruits se transforment, la façon d’entendre n’est plus la même : on comprend qu’on est dans le monde des cigales : elles crissent plus que tout. On s’assied sur une pierre, les mains sur les genoux et on plonge dans ce bain bruissant. On rentrera plus tard en portant sur soi le sel revigorant du chant.