C’est ce qui distingue l’être humain de la machine : la capacité
d’être surpris
de s’émerveiller
d’éprouver de la joie.
C’est ce que j’ai ressenti en apprenant la découverte de deux œuvres de Bach désormais classifiées BWV 1178 et 1179.
Bach est émerveillant, bien sûr, et encore plus quand on peut accéder à des œuvres écrites
quand il avait 20 ans
dont on ne soupçonnait pas l’existence :
un trésor.
Les partitions retrouvées sont de la main d’un de ses élèves qui avait le rôle de copiste : c’est cette écriture qui a fini par en permettre l’authentification formelle.
Une époque où tout se faisait à la main.
L’émerveillement se poursuit quand on peut écouter ces deux chaconnes jouées par des musiciens si heureux de le faire et pour eux-mêmes et pour ceux qui les écouteront.
La Joie aussi signale l’Homme.
ECOUTER / Musique
-
BWV 1178 et 1179
-
Musique silencieuse d’une présence
Dans le grand cimetière, pour l’instant fleuri – mais les chrysanthèmes et les cyclamens commencent à faner, et sur la tombe au dôme jaune il faudra déjà changer quelques pots -, rester là, en un jour qui rappelle un autre jour, dans ce silence qui n’en est pas tout à fait un,
froissements dans le vent des feuilles des arbres
pépiements d’oiseaux allants et venants
éclats de voix, tels des échos de diamants dans le cœur,
dans ce silence plein
cette musique silencieuse
d’une présence