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écrire à la main

  • Le repas du midi et après.


    Plusieurs autour de la table.
    Les plats vont et viennent.
    Malgré le travail et ses contraintes d’horaires, on prend le temps de se poser.
    On parle tranquillement de tout et de rien.
    On n’oublie pas de rappeler les couleurs du ciel le matin même à l’aube et de donner des nouvelles des dernières plantations.
    Après le café et le départ des uns et des autres, il faut ranger et c’est ce merveilleux moment du début de l’après-midi, quand tout est calme et qu’il est l’heure de monter dans le bureau pour écrire.
    On écrit quelques lettres ou mails et quelques pages, d’abord à la main.


  • Enveloppes doublées.

    En rangeant pour continuer dans le tri et l’allègement, retrouver des enveloppes bleues.
    Se souvenir immédiatement de l’époque où on les utilisait fait remonter dans ce temps d’avant où on avait du papier à lettres avec les enveloppes assorties. Celui-ci, on l’avait reçu en cadeau puisqu’à l’’époque, on faisait ce genre de cadeau. Dans toutes les papeteries, un rayon proposait un large choix. Le papier à lettres était présenté sous la forme d’une pochette avec d’un côté le papier lui-même, et de l’autre les enveloppes. On se souvient d’une marque, qui existe encore, Lalo. Une autre, Herbin, peut-être…. Souvent, les feuilles de papier étaient de petit format et il suffisait de les plier en deux pour les glisser dans l’enveloppe. Ces feuilles n’avaient rien à voir avec celles, blanches, de format A4 que, peut-être de guerre lasse maintenant, on utilise quand on écrit : on prend une feuille, comme ça. Celles des blocs de correspondance avaient une épaisseur, une trame ; y écrire, c’était tracer un sillon. Quant aux enveloppes, elles avaient souvent une doublure de papier très fin : personne n’aurait pu lire quoi que ce soit de ce qui était glissé à l’intérieur. C’est cette épaisseur qui faisait aussi toute la qualité. Et, dernier détail, mais pas des moindres, le dos de forme triangulaire qu’on colle pour sceller le pli, était légèrement, très très légèrement cranté.
    Dans la boîte où étaient posées les enveloppes bleues, il y en avait d’autres. Des blanches. Très épaisses aussi. L’inconvénient de ces blocs c’était que les feuilles partaient plus vite que les enveloppes. Et comme on n’aurait pas osé envoyer une lettre sur un papier qui ne serait pas assorti à l’enveloppe, on gardait les enveloppes dans un coin, au cas où.
    La demi-douzaine d’enveloppes bleues est désormais sur le bureau, en attente d’envois prochains. Peut-être qu’aujourd’hui, on peut se permettre un peu de fantaisie et mettre une feuille blanche ou jaune dans une enveloppe bleue ?