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alexandre jollien

  • Phrase à méditer.

    Dans son livre, La sagesse espiègle, Alexandre Jollien parle de la « machine à mouron » (pp. 73 et 75).
    Le mouron ! On n’avait plus entendu cette expression depuis bien longtemps. Se faire du mouron, se faire des cheveux blancs, se faire du mauvais sang…
    Voici une phrase qui incite à la méditation :

    « La machine à mouron a une mémoire d’éléphant. Elle engrange tout et ne manque pas une occasion de nous resservir l’écho lointain des anciens traumatismes, des blessures mal cicatrisées, ce qui est resté coincé en travers de la gorge. » (p. 75)

    L’expression est juste, pertinente, fulgurante même : quand, tout à coup, ça y est, la rumination commence et que, malgré tous nos efforts, rien n’y fait et ça revient, ça revient, ça revient…
    Mais on s’en souviendra et on s’en servira les jours gris. On dira : « Hé, la machine à mouron ! Arrête un peu ! » Merci Alexandre.

  • Passer la soirée avec Alexandre Jollien : Jubiler.


    Dans le petit espace entre deux paravents marrons où on doit rester un certain temps et patienter, prendre le temps de lire Le métier d’homme d’Alexandre Jollien qu’on vient d’emprunter à la Médiathèque de Sanary.
    Le matin même, on avait utilisé le mot « jubilation » dans un texte, pour rendre compte de ce qu’on avait ressenti en prenant un long bain de mer. On l’avait cherché, ce mot ; c’était bien celui-là qu’il fallait, mais on avait cherché, cherché… et voilà qu’on le rencontre à plusieurs reprises dans ce petit livre. Sans doute pour ne plus jamais le perdre ? Les livres ne viennent jamais à notre rencontre pour rien.
    Page 18 : « la jubilation venait couronner et transformer en triomphe tout progrès, toute réussite, même la plus insignifiante ».
    Page 27, quand l’auteur explique que les moments de jubilation sont aussi une opportunité pour devenir meilleur.
    Page 54 : « Ces hommes, ces femmes, qui représentent peut-être une honte pour leur famille m’enseignent à jubiler devant la vie, à prêter une subtile attention à la vie ». (L'auteur est dans un foyer pour personnes handicapées où il vient faire une conférence sur Nietzsche).
    Et enfin page 91 : « Le tragique de l’existence rappelle qu’il faut célébrer les occasions de jubiler et de faire jubiler. »
    Jubiler vient du latin jubilare, pousser des cris de joie. C’est bien ce qu’on avait fait pendant le bain
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