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frédéric boyer

  • Commencer ou poursuivre.

    La vigne vierge commence à bien s’étaler sur le mur blanc et à enrouler le porche.
    Elle connaît intimement le cours du temps : elle a pris ses couleurs d’automne, ce rouge de la vigne à nul autre pareil. Quand on regarde ses feuilles de très près, on peut suivre du regard les nervures boursouflées de cette sève qui, préservée dans un ailleurs hivernal, fécondera les prochains bourgeons.
    Les plantes ont un élan vital ; puisons à leur force.
    Elles suivent leur chemin et deviennent ce qui leur est offert d’être ; par moments elles ploient sous le vent ou sous le gel ou sous la pluie ; par moments elles sont à terre ; par moments elles disparaissent ; par moments, elles renaissent.
    Les belles-de-nuit ne sont-elles pas en train de disperser à tout va leurs graines en leur confiant les teintes qu’elles auront à déployer l’été prochain ou l'été suivant s'il leur faut plus de temps ?
    « C’est ici mon chant qui commence (1)», disait Virgile.
    Chaque jour, commencer la suite d’un chant.




    (1) Virgile : Le souci de la terre, nouvelle traduction des Géorgiques par Frédéric Boyer, Ed. Gallimard, 2019

  • Moisson.

    Ecouter le Requiem de Fauré qu’on aime tant. En particulier, bien sûr, deux passages préférés : Libera Me et In Paradisum.
    Relire quelques vers de Virgile dans la belle traduction de Frédéric Boyer qu’on a pris l’habitude d’avoir toujours sous la main. « A toi d’admirer les choses minuscules » (1).
    Marcher le long de la mer puis s’enfoncer dans la forêt et y respirer le parfum des pins gorgés de chaleur.
    Préparer de la soupe et en apporter à quelqu’un qui sort de l’hôpital.
    Ecrire.




    (1) Virgile, Le souci de la terre, nouvelle traduction des Géorgiques par Frédéric Boyer, Gallimard, 2019, p. 207.