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notre dame du mai

  • Moisson.


    Comme chaque année, faire la récolte des graines de belles-de-nuit. Parce qu’on aime les rituels. Parce qu’on aime les belles-de-nuit qui poussent là où elles le veulent bien, fleurissent de couleurs parfois inattendues car si on a planté des graines de belles-de-nuit blanches les prochaines peuvent être jaunes. Parce qu’on a vu cette année les massifs moins épanouis en raison de la sécheresse. Parce qu’on ne sait jamais où on pourrait les planter, par hasard. Parce qu’on aime bien pouvoir en envoyer aussi.
    Monter à pied jusqu’à Notre-Dame-du-Mai et pique-niquer là en regardant la mer, la côte et les îles, les voiles blanches des bateaux, la brume qui fait se confondre mer et ciel. Rester dans un grand silence jusqu’à ce que le vent décide de se lever, mais très légèrement. Alors, les feuilles et les épines clapotent comme le feraient des vagues.

  • Les instants précieux.

    Aller voir les flocons de neige restés sur le sable pour prendre un bain de soleil.
    Regarder Le Faron, Le Coudon, et le Mai d’un blanc quasi lisse.
    S’approcher des platanes dont les branches noueuses portent la neige en longs rubans blancs, et on se rappelle qu’enfant, dans la région où on vivait alors et où les hivers rudes étaient courants, on aimait en faire des peintures sur des feuilles de papier canson qu’on choisissait grises pour aller avec le temps.
    Guetter comment les toits changent de l’aube au midi : blancs, moins blancs, mouillés, couleur tuile quand coule le café.
    Secouer quelques branches, chemin du Manteau, pour rire de recevoir la neige sur la tête et sentir un flocon coquin se nicher sur la nuque et descendre dans le cou.