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pages du ciel

  • Les pages du ciel.

    En descendant de bon matin l’escalier arrondi, sentir le froid sur le carrelage, sur la rampe de bois et sur le mur. Ouvrir les volets pour regarder le ciel est le premier geste pour rompre le calme de la nuit dans la grande pièce. Dans une sorte de gémellité, le ciel aussi sent le froid. Pour s’en protéger, ce n’est pas un châle autour des épaules qu’il lui faut, mais une couverture tissée de nuages gaufrés – un petit nuage blanc, un petit nuage rose, un petit nuage blanc, un petit nuage rose – et malgré tout légère car elle laisse passer la lueur du jour qui pointe. Et, si on suit les lignes qui s’étirent et se plient, on pourrait faire rouler dans les doigts les franges tout au bout du côté de la mer.


  • Les pages du ciel.

    Le ciel est d’un bleu turquoise à faire pâlir d’envie toutes les couleurs de l’aquarelle. Là et là, des danseuses déjà rentrées du bal ont laissé flotter des voiles arrondis de nuages rose melon. L’un d’eux semble être la clé de sol de ce nouveau concert pendant lequel les fumeroles vont se dissoudre : l’aube qui est bien dans ce côté-là laisse la place au matin de la journée sur 360° degrés de bleu ciel et au-delà.