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Phrase à méditer : les valeurs apparentes.

C’est encore une phrase d’Anselm Grün qui vient clore la semaine. Elle est revenue en mémoire après qu’on ait parlé avec une amie qui vit des difficultés.

« Bien souvent, nous pensons déchoir en renonçant à notre travail, notre vitalité, nos missions, notre importance. Le taoïsme (…) nous enseigne ceci : notre véritable valeur se fait jour après que nous ayons pris congé de toutes les valeurs apparentes. »

Anselm Grün, L’art de bien vieillir, page 62.


Commentaires

  • Je voulais repartir après avoir recopié cette majestueuse phrase sans dire un mot tellement elle m'a enlevé les mots de la bouche, tellement elle m'a remplie l'âme...et puis je suis revenue, juste écrire :
    "Sublime"
    et puis aussi
    "Merci".
    Une belle journée à vous...

  • C'est gentil d'avoir laissé un commentaire.
    Bon week end.

  • Je préfère la philosophie au ras des pâquerettes - là c'est trop abstrait pour moi. Comment prendre congé lorsque l'on est en souffrance et qu'est-ce que sont "les valeurs apparentes" ? la gourmandise, la coquetterie, la déconnade entre amis, la vanité... quand on souffre c'est tout ça qui fait du bien.
    Je m'en remets une couche (des valeurs apparentes) à ta santé...
    Bises.

  • Les valeurs apparentes dont parle Anselm Grün ne sont pas celles dont vous parlez, et qu'il doit considérer aussi comme des valeurs fondamentales. Il me semble qu'il évoque plutôt la pression que la société fait peser sur nous tout au long de notre vie, comme le statut social, par exemple. Son livre concerne, aussi, les personnes qui sont amenées, par l'âge ou la maladie, à devoir abandonner ce qu'elles ont cru comme indispensable.
    Bon week end.

  • Bon, alors là, je suis larguée - les mots valeurs apparentes couvrent trop de choses indifférenciées. Elles sont différentes pour chacun de nous. Il me semble que la Vie se charge de nous raboter, au quotidien, par le biais de la souffrance pour que l'on arrive à exister. Cette souffrance est le plus beau des cadeaux pour re-devenir vivant... comme un enfant. Qui n'a aucune valeur apparente.... Juste respirer et s'amuser. Finalement, à la fin du commentaire, je suis moins larguée. D'où l'utilité de se poser et d'écrire... Merci Grün et Bonheur du Jour.

  • je ne me sens pas très bien avec cette sorte de détachement, qui voudrait dire que vouloir bien faire son travail, s'y impliquer, bien remplir "sa mission" (d'éducatrice, par exemple), ne serait pas important, puisque ce n'est pas "une valeur"

  • Je ne crois pas que ce soit de cela dont parle Anselm Grün. Bien faire son travail, surtout quand il est en grande partie fait du don de soi, est une valeur fondamentale. Quand il évoque les valeurs apparentes, il s'agit des pressions que la société fait peser sur nous. Souvent, on croit qu'on n'est définit que par notre travail, notre niveau social, notre apparence, et on oublie ce qui est au fond de nous, tout aussi important.
    Je vous embrasse. Bon week end.

  • ce sont pourtant ces mots-là qu'il emploie: "notre travail, notre vitalité, nos missions, "
    merci pour la réponse :-)

  • Pas vraiment en accord avec cette pensée... d'ailleurs, je ne pense pas pouvoir me détacher de la réalité et/ou de son apparence dans mon quotidien. Excellent week-end à vous

  • A mon avis, la réalité dont parle Anselm Grün est la réalité contrainte, celle des apparences qui pèsent sur chacun de nous : donner une bonne image de soi, accepter les contraintes sociales, etc. Car cela empêche d'être vraiment soi-même.
    Bon week end !

  • Il faut aller au fond? C'est ça? prendre congé de ces valeurs socials qui nous emmènent à une vie des apparences...?
    Je cherche ça, mais parfois j'y joue aussi, c'est amusant jouer au jeu social, mais fatigant! Je préfère la tranquillité de mes amis, ma famille, mes animaux, chez moi et les gens simples...
    C'est ça? Ou, je ne rien compris?
    Bon we, bisous.

  • Oui, je crois bien que c'est ça : ne pas jouer de rôle.
    Bon week end.

  • Pas évident cette citation... je dirais surtout s'aimer soi-même... Merci de prendre des nouvelles, de mon c^oté je suis ok mais à 10 minutes de chez moi, c'est terrible... tellement de gens ont dû quitter leur demeure, c'est tellement triste... Bisou, bon vendredi tout en douceur!

  • Très juste sur la véritable valeur qui n'est pas celle de la société des apparences. Amitiés.

  • j'ai lu ce livre, il y a quelques mois. Ses livres sont intéressants. oui, vivre jour après jour. Ce matin, messe à la cathédrale avec trois autres personnes qui rencontrent des difficultés. Les échanger, permet de s'épauler et nous donne de l'énergie pour vivre plus zen.
    Bises

  • Je vois plutôt cette phrase comme un baume, qui peut rassurer de récents retraités, désarçonnés par cette rupture dans leur vie. Ils ne perdent pas tout, lorsque s'arrêtent "missions, travail, importance...".
    Je trouve ce message d'Anselm Grün plutôt rassurant...
    Merci à toi pour cette réflexion !

  • Décidément il faut que je lise ce livre !
    Douce et belle soirée

  • Je trouve cette affirmation très encourageante, en particulier pour toutes celles ou ceux qui craignent la retraite. Bon week-end à vous.

  • Le débat qu'a suscité cette citation est vraiment passionnant. Son interprétation est multiple, quelles sont ces valeurs apparentes qu'il évoque ? Ne serait-ce pas en effet ce rôle qu'on nous attribue dès notre naissance dans nos familles, ces "loyautés familiales" que l'on porte ensuite avec plus au moins de conscience et de bonheur, et qui soudain nous pèsent et qu'on brise avec difficulté. Ou ce rôle à tenir dans la société, par notre statut social comme vous le précisez ? J'ai lu récemment Arnaud Desjardins et son Bienvenue sur la Voie. Je ne suis pas prête à le suivre, mais ses mots résonnent fortement, et je commence un peu à comprendre son message. Bon dimanche et merci de nous avoir fait réfléchir !

  • Bonjour chère amie du net.
    Oui, je pense qu'il s'agit du rôle qu'on nous impose et qui nous empêche de nous réaliser pleinement.
    Merci pour votre long commentaire très enrichissant.

  • Bonjour,
    " la force d'être soi !"
    C'est en lisant le livre de Geneviève Brisac " Vie de ma voisine " que j'ai pensé à cette phrase que tu nous as donnée à méditer , en voici un extrait :
    "Etre soi-même ...Echapper aux simulacres, aux représentations, s'arracher au théâtre que l'on se fait de sa propre vie , aux rôles.... déposer à terre les vêtements imaginaires "

    Puisque j'ai du mal à exprimer mes pensées , je me fais aider .
    Très bonne journée , à bientôt .

  • Oui, voilà, c'est tout à fait cela.
    J'ai beaucoup aimé le livre de Geneviève Brisac, La vie de ma voisine. Je l'ai conseillé à plusieurs personnes car, effectivement, il ramène à l'essentiel.
    Bonne journée.

  • Tout ce qui brille n'est pas or ...
    Tout ce que les autres voient de nous qui ne vient pas forcément de nous mais de cette robe d'apparence que la vie nous a fait porter, ce simulacre d'or ( quand on a une "bonne situation" quand on a "réussi dans la vie" etc ) n'est pas force aimant "nous" et nos aspirations profondes ...

    Oui, puisqu'il s'agit ici de 'l'art de bien vieillir", j'ai observé autour de moi souvent combien ceux qui s'affranchissaient de leur boulot ( aussi intéressant même ou socialement valorisant qu'il fut ) une fois à la retraite, après avoir passé une certaine période un peu basse, désarmée et comme de flottement, se retrouvaient vite dans un second temps eux-mêmes, enfin libres et heureux, dans cette nouvelle vie débarrassée de "ses soit disant missions d'importance".

    La vie est courte, osons rapidement être nous-mêmes, autant que possible.

    Signé : Une mère de famille qui a renoncé à une vie "d'importance" pour se consacrer à "la mission d'être "elle-même".

  • J'aime vous lire.
    Je reçois, tel un cadeau précieux, ces phrases relevées au cours de vos lectures que vous nous partagez ici. Merci.

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