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Nessum dorma.

Depuis bien longtemps on a compris que ce qui compte, dans la suite des jours noirs, gris, bleus, ou blancs, c’est qu’il y ait du sens. Puisqu’on y donne sens, on a des cadeaux quotidiens dont on parle ici en espérant que la chaleur reçue soit perçue par d’autres qui la rechercheraient pour qu’ils puissent s’en couvrir un instant, même légèrement, mais un peu malgré tout.
Ainsi de Nessum dorma, ce fameux air de Turandot qui est venu l’autre après-midi se faire entendre.
Quelqu’un qu’on a perdu avait demandé, peu de temps avant de sombrer dans l’inconscience, à écouter de nouveau ce morceau célébrissime, chanté, bien sûr, par Pavarotti. On avait fait cela et, ensemble, on avait vibré, on avait été ému.
On ne l’avait plus écouté depuis. Et l’avait-on vraiment entendu, cet air ? Car cette fois-ci, les paroles furent précises :

Et mon baiser brisera le silence
Dissipe-toi, ô nuit, dispersez-vous étoiles
A l’aube je vaincrai
Et nous devrons hélas mourir, mourir

Tout était lié : les paroles, la musique, la voix. Cela avait tant de sens, pour celle qui allait partir.
Et, en cette fin d’après-midi où Turandot est arrivée, comme ça, alors qu'on ne l'avait plus écoutée depuis plusieurs années, alors que la fatigue faisait parfois fléchir, on a pu regarder ce moment douloureux du passé avec une grande paix car il y avait du sens à tout cela. Et on a pu redire encore : merci. Et on a puisé de la force. Et on voudrait ce jour transmettre de la chaleur.




Commentaires

  • et la chaleur a gagné mon coeur, qui me fait savoir plus encore la valeur des musiques de la vie qui s'échange au-travers de notes ou de mots, de caresses ou de regards pour nous dire la saveur de tous les instants d'une vie !
    amitié

  • Avec Puccini la chaleur ne peut être qu'omniprésente, la chaleur, l'énergie, et la splendide flamboyance de cet air somptueux.... Bonne journée.

  • Une lueur, quand tout semble devoir se terminer... La chaleur, ce qui nous rend humain!

  • J'avais vu le film Mar adentro... et il y avait cet air chanté. Je ne raconte pas le film, il faut le voir. C'est poignant et très beau. J'en ai pleuré.
    Merci pour la chaleur, elle réchauffe un matin très froid. Bises alpines sous la neige et le soleil.

  • oui... je réentends ce chant dans Mar adentro... terrible, digne et, beau....... et aujourd'hui, par les écrits de dame Bonheur, qui met du chaud dans les ordis et, dans les coeurs !!....... merci, à une Marie... à celles et ceux des 'coms' aussi

  • Il y a beaucoup de merveilleux messages apaisants dans ce qu'un mourant nous pointe du doigt. C'est une lumière sur le chemin. Et on a de la chance quand quelqu'un nous allume cette lumière en partant... ça ne s'éteint pas!

  • Votre billet de ce matin me bouleverse par ce qu'il dit...
    et par ce qu'il suggère !

    Chaleureusement vôtre !
    Fiorenza

  • Merveilleux billet qui me touche beaucoup. Une chaleur qui fait du bien.
    Mes amitiés Bonheur du jour.

  • Quelle belle question que celle du sens. Comme il est difficile, souvent de le trouver et comme on souffre alors de ce grand vide.
    Merci à vous pour cette évocation si sensible. Qu'elle vous nourrisse encore et encore.

  • Cela fait tout drôle de ré-entendre après 20, 30 ou 40 ans une chanson que l'on a aimée et qui n'est plus passée à la radio pendant tout ce temps. Je l'ai remarqué pour un CD de reprises des disques d'Hugues Auffray, disques de ses débuts (années 60 et 70). Des chansons que l'on avait presque oubliées. Bonne soirée.

  • "mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?" Lewis Caroll... et votre blog dame Bonheur pourrait aussi s'appeler 'Marie au pays des merveilles' !!.......

  • Je ressens la même chose que Florenza...Ne doutez pas une seconde que vous nous transmettez de la chaleur...Vous nous rappelez à chaque billet que le bonheur de vivre est là, tout simplement dans ce que nous faisons, écoutons, partageons...et à chaque fois, cela fait chaud au cœur. Le monde dans lequel nous vivons voudrait marchander le bonheur, sauf qu'il ne s'achète pas, il se vit, il se ressent et vous vous êtes celles qui nous le rappellent à chaque billet depuis des années, sans relâche...Prenez bien soin de vous. Douces pensées.

  • correction de faute, parce que ça pique les yeux à la relecture :
    et vous, vous êtes celle qui nous le rappelle....

  • Oui, merci pour cette chaleur transmise ici, bien réelle.
    MERCI Marie.
    Douce journée.
    Den
















    !

  • Quelle douceur que cette paix retrouvée, merci de la partager. Bonne journée, Marie.

  • la voix humaine à son sommet, un des morceaux d'opéra qui me fait le même effet audition après audition

  • la voix humaine à son sommet, un des morceaux d'opéra qui me fait le même effet audition après audition

  • Lors de ma mort, je souhaite un enterrement avec beaucoup de musique classique ou pas, joyeuse surtout.
    Bises

  • Quel beau texte... Si poignant et si simplement exprimé. Il me donne envie d'aller écouter cet air. Et me parle, beaucoup. Cela aide...

  • Je ne suis pas sûre de pouvoir trouver du sens à tout ce qui arrive, mais je comprends ce que tu veux dire. De toute façon la musique est toujours ressoursante

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