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La question du lundi. En fraternité avec la nature.


François d’Assise est souvent appelé le « saint aux oiseaux » mais il aimait tous les animaux et il portait une attention toute particulière à la Terre, « notre sainte Mère la Terre », ce qui a fait de lui le saint patron des écologistes.
Vivant au XIII° siècle, ses propos sont encore d’actualité : il conseillait de prendre soin de nos frères les oiseaux, nos frères les vers de terre, nos sœurs les abeilles, notre sœur l’eau, notre frère le vent, et quand on voit ce qu’il en est aujourd’hui de la disparition de tant d’espèces et des dégâts provoqués par le réchauffement climatique, on reste songeur.

D’où la question du lundi : Vous sentez-vous en fraternité avec la nature ?

Commentaires

  • Oui, en tous cas elle me régénère.. à moi de m en préoccuper aussi, je l'aime tant...
    Bonne semaine. Et acheté samedi à Emmaus un livre de Christian Bobin sur Saint François, Cela sera ma lecture de la semaine.

  • Le Très-Bas ? J'avais beaucoup aimé ce livre publié il y a un moment maintenant. Bonne lecture !

  • Fraternité avec la nature, dites-vous Marie :
    oui, assurément, et même amour plutôt !

    Ici, sur notre Côte Rose, nos "frères" les Rochers
    attirent les visiteurs par leur couleur insolite,
    leurs formes insensées et surtout leur taille de géants.
    Chaque jour, je les admire comme si je les découvrais
    pour la première fois !

    Quant à nos frères-animaux, si je devais n'en choisir
    qu'une espèce, je pencherais pour les papillons,
    symboles de beauté, de légèreté et de liberté,
    toutes choses un peu absentes ...800 ans après St-François !

    Continuez votre parcours ombrien que nous avons plaisir
    à partager !

  • Je sais que l'endroit où vous habitez est une merveille que vous savez admirer à juste titre. Les papillons, oui, bien volontiers ! Ils me charment quand ils sont sur un buddléia.

  • Totalement! Allez, j'avoue, je parle aux bestioles, genre 'allez les abeilles, au boulot' ou pff toi l'oiseau tu y vas bien! Ils n'entendent pas, mais ça me chauffe le coeur.

  • Je sens là votre enthousiasme ! Parlez aux animaux ou aux plantes, St François d'Assise le faisait.

  • Absolument, oui. Je ne les appelle pas mes frères et soeurs, ça non, mais je les dorlote, les sauve en cas de danger, les admire et les encourage, surtout les fourmis, à rester hors de la maison quand même.:-)
    Bonne journée Marie.

  • Quel joli verbe que "dorloter". Ah ! j'adore ! En fraternité, c'est aussi ne pas se sentir systématiquement en supériorité - il me semble que c'était là l'idée de St François.

  • Oui, j'adore la nature et les animaux mais je ne me prétends pas pour autant "écologique" car je fais sûrement plein de choses peu écologiques (à commencer en tapotant sur mon ordinateur plein de terres rares ou en conduisant ma voiture pleine de trucs automatiques). Je vis tout simplement et même si j'aime les animaux, je mange de la viande en espérant que l'animal que je mange ait été respecté jusqu'à son dernier jour (ce qui n'est pas certain bien que je connaisse des éleveurs très respectueux de leur cheptel).

  • Quelle que soit nos choix de vie, personne n'est parfait, et je pense sincèrement que personne ne peut l'être. Laissons les jugements, aimons-nous nous mêmes d'abord en étant indulgent avec nos propres limites. J'aime les animaux, et je mange de la viande de temps en temps. J'aime les animaux, mais les moustiques m'agacent énormément et je fais brûler des tortillons pour les faire aller ailleurs. J'aime les animaux, mais je ne veux pas que les escargots viennent bouloter mon basilic et je les transporte ailleurs presque chaque matin. Le but est de tenter de faire du mieux qu'on peut !

  • En ville, je suis souvent émue de voir les végétaux et les animaux se manifester malgré tant d'obstacles. Quant à la façon dont certains continuent à maltraiter le vivant malgré tout ce que nous savons de l'état de la terre aujourd'hui, elle met parfois à mal mon sentiment de fraternité envers les êtres humains. Saint François, aidez-nous.

  • On a vraiment besoin de lui, oui. Cette maltraitance animale ou végétale va de pair, je l'ai bien souvent constaté, avec la maltraitance humaine.

  • Absolument ! C'est comme avec les enfants : on les aime plus que tout, mais on leur donne les limites nécessaires ! Pas de limaces sur ma terrasse, mais des escargots gourmands de basilic....

  • Pour répondre à la question, je me sens bien et j'aime la nature, mais je n'en fait pas une religion, et cela m'étonnerai fort que les écolos tous à gauche prennent en compte saint François !
    Belle journée

  • Aimer la nature n'est pas une religion pour moi ; plutôt un mode de vie. Quant aux "écolos" ou plutôt aux écologistes, leur dévotion à St François est une question qui me semble toute personnelle. Le fait qu'il ait été désigné le saint patron des écologistes ne signifie pas qu'il faille suivre à la lettre son message ; mais ceux qui sont à la fois écologistes et chrétiens peuvent peut-être puiser de la force dans celle qu'il a eu lui-même.

  • Je comprends ce que vous dîtes car je pense aux chemins dans la forêt au-dessus desquels les arbres forment comme une voûte.

  • Ah Saint- François, les fresques de Giotto en Assise!.
    Oui, je me sens en fraternité avec la nature. J'enserre les gros arbres majestieux, je ne tue pas les araignées et avant de créer, j'offre mes mains au soleil, à la lumière et je touche la terre.

  • Merci pour ce témoignage. En fraternité, c'est à dire sans penser le moins du monde qu'on puisse avoir la moindre supériorité ; si ce n'est la supériorité de pouvoir prendre soin.

  • Je me sens en fraternité avec le Vivant et c'est pour c'est pour mettre mes convictions et mon mode de vie en adéquation que je suis devenue végétarienne, il y a une vingtaine d'années , et depuis puis végétalienne.

  • Je connais tes engagements forts et sans faille. Bravo.

  • Bonjour Marie,

    Oh oui, je me sens en tout cas + en fraternité avec la nature et les animaux qu'avec les êtres humains, ça, c'est certain...
    L'homme essaye de contrôler de force tout l'univers du vivant mais la nature est bien + forte que lui et le prouve ..ce qui se passe aujourd'hui est dramatique, surtout pour l'humain,....la planète, elle, se régénérera..La vie est + forte que tout..

    Saint François d'Assise m'a toujours inspirée et je ne comprends pas qu'il ait été aussi peu écouté...
    Je suis végétarienne, je diminue ma consommation de produits laitiers...je respecte chaque espèce et j'aide, comme je le peux ,les associations qui protègent les animaux et l'environnement ..mon jardin est ouvert à tout un petit monde que j'ai plaisir à observer..

    Je pense qu'on ne pourra pas échapper à de très grands bouleversements dans l'avenir...et qu'on sera forcé de s'adapter et d'évoluer..

    Je te souhaite un agréable début de semaine,
    Amitiés,

  • Il me semble que, justement, St François d'Assise voulait rompre le rapport de forces que tout humain met dans les relations avec les autres Hommes et la nature. Dans cette notion de fraternité, je mets le respect que l'on doit au vivant et le sentiment que nul n'est supérieur à l'autre - différent, oui.

  • Oui ! On retrouve une dimension de vie.

  • je suis sensible à cette fraternité avec Dame Nature et ce qui nous entoure.
    la photographie m'a beaucoup aidé dans ce sens.
    Bon lundi ☼

  • Je le pense... Observer la nature permet de mieux la connaître et donc de l'admirer.

  • Complètement, totalement. Je ne peux me passer d'elle. Je la respire , je l'absorbe !!

  • Pour moi également. C'est là que j'arrive à me ressourcer.

  • Ici aussi, les moustiques sont virulents. Chaque année de plus en plus... Aïe !

  • Bon. Je ne suis pas du genre à mettre mon chien (que j'adore) et ma fille sur le même plan. Néanmoins, je suis de celles, de ceux qui se sentent faire partie d'un grand tout. Infime grain de sable parmi tous les grains de sable de l'univers. Une étoile parmi des milliards, comme chacun, chacune d'entre nous. Insignifiante, et pourtant indispensable. Je connais l'espace et le temps comme on me les a appris, et je suis en même temps le temps et l'espace... et le silence, Et la musique. Je suis partie du grand tout. Donc de la nature, du monde tel qu'il est.

  • Chaque élément est indispensable. Il y a une raison à la présence de cet ensemble extraordinaire, comme les étoiles dont vous parlez, ou chaque grain de sable, ou chaque petite fleurette sur un bord de chemin. Je suis à chaque fois émue quand je pense à cela.

  • Nous voici tout à fait en communion encore une fois, chère Marie... J'ai été élevée en quelque sorte dans l'ombre de Saint François par mon père qui, nous emmenant mon frère et moi munis de jolies cannes qu'il avait lui-même ciselées dans des branches de noisetier, nous enseignait à saluer chaque fois un grand chêne qu'il nommait "Frère arbre". Cette habitude, il l'a enseignée également à ses petits-enfants, et toute la famille désormais rend hommage à Frère Arbre... Sachant que celui-ci; s'il est emblématique, n'est pas le seul ! Oui, Saint-François, s'il parlait aux oiseaux, était en bien également en fraternité avec toute la nature.

  • Merci pour ce beau témoignage !

  • Indispensable à l'Homme !

  • Oh oui, la nature j'adore. Je parle mentalement aux plantes lorsque je jardine et prenez-moi ou non pour une folle mais j'ai parfois l'impression qu'un dialogue se noue. Les plantent sentent lorsqu'on se préoccupe de leur santé. Et je parle aussi aux oiseaux du jardin...
    Bonne semaine Marie, bises.

  • Mais il y a bien un dialogue ! J'en suis sûre !

  • En fraternité le mot ne me plait pas beaucoup pour la nature car elle nous envoie aussi des maux, des revers terribles où l'homme n'est pour rien
    mais en proximité oui mille fois oui, l'homme n'est qu'un petit avatar de la nature rien de plus alors inclinons nous, protégeons là pour nous protéger, respectons là pour y trouver notre place

  • Je comprends votre point de vue. Le mot fraternité me semblait signifier qu'il n'y a pas de supériorité de l'Homme par rapport à la nature. C'est en ce sens aussi que St François s'adressait aux arbres et aux fleurs en disant "mon frère l'arbre", "ma soeur la fleur". Parce qu'il ne voulait plus de rapport de domination de la part de l'Homme, volontairement.

  • mon avis n'est pas dépréciateur par rapport aux paroles de Saint François que j'apprécie mais la nature m'apparait toujours comme une entité mille fois plus puissante que nous pauvres brindilles ! c'est en ce sens que la nature ne m'apparait pas comme très proche mais plutôt comme objet de respect et d'étonnement, d'émerveillement mais aussi de terreur parfois

  • J'avais bien compris votre avis en ce sens ! J'aime à penser que St François se sentait tout petit dans cette immense Création qu'il aimait tant et qui l'éblouissait au point, peut-être, de se mettre lui-même au niveau des brindilles que vous évoquez.

  • Oh mais complètement !!! C'est là que je me sens le mieux.
    Belle journée

  • oui ,en tant q'individu
    et non en tant que membre de l'humanité
    il est très difficile de faire attention à tout
    muchos besos
    tilk

  • Effectivement, mais on peut tenter, essayer de faire du mieux qu'on peut. On ne peut pas être parfait et irréprochable - nous ne serions pas humains. Mais accepter de ne pas être le centre du monde, oui, cela, on peut y arriver.

  • Je parle aux animaux depuis que je sais parler.
    Et j'en prends tellement soin qu'il m'arrive d'oublier un peu les humains.
    Mais eux ont de la ressource... Pour combien de temps ?

  • Je me souviens que ce grand homme qu'était Théodore Monod disait que les fourmis survivraient aux humains.

  • On s'inspire beaucoup de ce modèle, dans mon assoc' Ccfd,
    je suis parfois un peu trop en empathie avec la terre, en osmose presque...
    il faut aussi limiter ses ambitions et prendre du recul pour penser ce qui peut se faire collectivement...et politiquement

    ... et ne pas oublier le QR (quotient relationnel ;) )

  • Belle idée que que QR - quotient relationnel. Merci de l'avoir évoqué ici.

  • Je n'aurai pas pensé à ce mot de fraternité pour définir mes rapports avec la nature. Je me sens simplement faire partie d'un tout en tant qu'élément non indispensable et surtout pas supérieur. Ainsi dans le jardin, je propose et il dispose. C'est un dialogue, une collaboration. Dans un cadre plus vaste je suis admirative de ce que crée la nature et très consciente de n'y être qu'un brimborion chanceuse d'en faire partie.

  • Vous avez bien raison d'évoquer ici la nécessité de ne se sentir en rien supérieur à quoi que ce soit ou à qui que ce soit. Merci !

  • La nature et les animaux savent me donner beaucoup.
    Oui,j'ai de l'empathie pour eux. Oui, je parle aux animaux ... Ils ne comprennent pas tout mais au timbre de ma voix savent que je suis une amie.

  • Ils savent donc l'essentiel.

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