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moisson

  • Moisson.

    Prendre le bateau pour traverser la rade et aller au marché du Cours Lafayette. Retrouver les marchands habituels et revenir avec des olives, de la tapenade, des haricots verts et des fleurs.
    Balayer la terrasse et la faire toute propre pour que les chats puissent y faire la sieste.
    Retrouver les copines pour l’après-midi hebdomadaire tricot-couture-thé et promettre qu’on sera là la semaine prochaine.
    Tricoter un bonnet en côte 1X1, taille 3 mois, avec pompon.
    Ecouter Chopin.
    Ranger le tiroir de la cuisine où sont les couverts. Retrouver ainsi 3 épluche-légumes.
    Trier les chaussettes et bien les plier par paires. Attacher les chaussettes orphelines avec un ruban rouge et se promettre de retrouver leur moitié.
    Ecrire un peu.



  • Moisson.

    Accueillir les fleurs de l’ipomée et continuer à fixer ses longues lianes pour que la canisse soit un jour recouverte.
    Traverser la rade en bateau pour aller au marché du Cours Lafayette. Revenir avec des olives vertes, des noires, de la bonne tapenade et du crémeux d’artichauts.
    Faire provision de thé rouge, Bourbon et Marco Polo, de chez Mariage, car il est prévu un peu de mauvais temps et ce sera agréable de prendre le thé en regardant tomber la pluie.
    Diner dans la cuisine d’été d’une amie douce et joyeuse avec d’autres amis ; se régaler, parler, écouter, rire.
    Terminer le tome 3 de la trilogie de Baztan de Dolores Redondo.
    A Sanary, prendre un café sur le port puis aller choisir un bouquet de fleurs. La fleuriste, comme d’habitude, accueille avec un : « Alors, ma Nine, comment ça va ? ». Repartir avec des soleils.
    Recevoir encore des graines de roses trémières, joliment empaquetées dans du papier de leur future couleur : rose fuchsia.
    Ecrire un long poème. Ne pas être encore convaincue qu’on pourrait tenter de le publier.
    Marcher avec des poèmes de René Char dans le sac à dos :

    "Si tu dois repartir, prends appui contre une maison sèche. N’aie point souci de l’arbre grâce auquel, de très loin, tu la reconnaîtras. Ses propres fruits le désaltéreront.

    Levé avant son sens, un mot nous éveille, nous prodigue la clarté du jour, un mot qui n'a pas rêvé."