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moisson

  • Moisson.

    De très bonne heure, sur le ponton, en attendant le bateau, profiter de ce qui reste de la fraîcheur de la nuit.
    Nager.
    Aller à pied au marché de La Seyne : courgettes, tomates, poivrons, aubergines, oignons, pour la ratatouille qu’on mangera chaude ou froide, c’est selon. Choisir les légumes au marchand qui vend aussi des fleurs, lobelias, géraniums, gazanias.
    La bouteille d’huile d’olive est vide. La remplir à partir du bidon ramené de Crète par une amie jardinière.
    Lire les poèmes d’Emily Brontë, tout un après-midi, alors que la maison est bien fermée pour se protéger de la chaleur.
    Faire repeindre le grand portail et les deux murs qui lui sont perpendiculaires par deux gentils bricoleurs ; on les a connus tout petits, on les a amenés à la plage alors, on a veillé à ce qu’ils mettent bien leur chapeau et qu’ils se mouillent la nuque avant d’aller à l’eau ; et maintenant, ils sont si grands qu’ils installent facilement une canisse sur la pergola pour qu’on ait moins chaud.
    Brosser les chats.
    Recevoir deux lettres.
    Lire un bel article sur Marie Noël, qui donne envie de relire quelques uns de ses poèmes et de ses textes.
    Envoyer Foutez-vous la paix, de Fabrice Midal, à quelqu’un qui compte beaucoup.
    Ecrire cinq pages.

  • Moisson.

    Marcher. Balaguier. Tamaris. Les Sablettes. Mar Vivo. La Verne. Fabregas.
    Repartir de La Criée avec cinq kilos d’abricots. En rentrant, les mettre au sucre. Les laisser reposer tout un jour. Les faire cuire. Remplir les pots et les aligner sur le plan de travail. Pendant qu’ils refroidissent, préparer les étiquettes : Confiture d’abricots de Solliès-Pont et badiane du Père Blaize – juin 2017.
    Commencer la relecture des Hauts du Hurlevent puisque l’été sera consacré aux Sœurs Brontë.
    Remarquer qu’une fleur de l’hibiscus jaune va bientôt éclore. On la surveillera chaque matin en prenant le café.
    A l’hôpital Ste Anne, aller tenir compagnie à une amie. Lui prendre la main quand elle tend la sienne. Parler quand elle parle. Se taire quand elle se tait. Quand elle sommeille, tricoter en faisant attention à ne pas même faire cliqueter les aiguilles.
    Apprendre que bientôt deux petits bouts verront le jour. On promet brassières et couvertures.
    Installer la radassière contre la fenêtre car on aime bien s’y asseoir pour lire le journal quand on rentre le soir.
    A chaque fois qu’on passe sous le mûrier platane de la grande cour, cueillir deux ou trois mûres et s’en régaler.
    Apporter une belle pastèque pour un repas en famille. Autour de la table, tout le monde parle, tout le monde rit.