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La question du lundi - Page 2

  • La question du lundi : du coupe-papier.

    Encore une remarque, la dernière sans doute, à propos du roman d’Ito Ogawa, La papeterie Tsubaki. Elle concerne l’utilisation du coupe-papier. L’héroïne ouvre toujours les lettres avec un coupe-papier, ainsi que sa grand-mère le lui a appris.
    En y réfléchissant, on voit là un respect pour le courrier en lui-même et pour l’expéditeur, ainsi qu’une époque révolue où le temps était du temps vécu et non pas poursuivi. Effectivement, ouvrir une enveloppe à la main, en la déchirant, c'est être pressé. Et quoi de plus vilain qu’une enveloppe toute déchiquetée après avoir été ouverte ainsi !
    On se souvient qu’il y a longtemps, on connaissait quelqu’un qui faisait de même : quand une lettre arrivait, il attrapait son coupe-papier qui était toujours à portée de main sur le buffet car, même si peu de lettres arrivaient, il était bon d’être ainsi toujours prêt. Le geste était solennel.
    Ici aussi, on utilise un coupe-papier. Il est en métal doré et a la forme d’une feuille.

    Et vous ? Utilisez-vous un coupe-papier ? Si oui, comment est-il ? Ou préférez-vous déchirer l’enveloppe à la main ?

  • La question du lundi : petit.

    On a la chance de pouvoir aller parfois dans des maisons très grandes, aux nombreuses pièces, au vaste jardin ; il peut arriver que ces maisons aient une cuisine d’été, une cuisine d’hiver, une terrasse à l’ombre utilisée l’été et une terrasse au soleil pour l’hiver, un garage, des places de parking. Elles sont belles, ces maisons ; on s’y sent bien quand on y est reçu car l’accueil est toujours chaleureux et généreux. Il arrive aussi que les habitants de ces grandes maisons – les plus belles sont certainement celles dont la façade est couverte de vigne vierge – n’en occupent qu’une partie, n’ouvrant l’autre que moins d’un mois dans l’année ; il y a alors des portes fermées, des rideaux tirés. Et puis aussi celles dont on n’occupe plus que la cuisine et une chambre installée finalement au rez-de-chaussée parce qu’on ne peut plus monter les étages, dont il faudrait repeindre les volets et dont les jardins s’enfoncent sous les feuilles fanées.
    Ici, quand on rentre à la maison, on rentre dans un tout petit espace dans lequel il y a peu de pas à faire pour aller d’un endroit à l’autre : on l’a choisi. Cela manque certainement d’élégance et de chic ; certains penseraient peut-être qu’il faudrait un bon coup de « home staging ». Mais c’est quand même bien pratique.

    Qu’en pensez-vous ? Grand espace ou petit espace ?