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marguerite yourcenar - Page 5

  • Lire tout son soûl.

    La veille au soir, on n’a pu, comme on le souhaitait, commencer Quoi, l’éternité, de Marguerite Yourcenar. Le lendemain, après le long bain jusqu’à la bouée jaune, une fois la maison rangée, s’installer dans le fauteuil près de la fenêtre et lire jusqu’au moment de préparer le repas. Garder le livre près de soi pour s’avancer d’une ligne ou deux, par ci par là, tout en touillant la salade, en posant les assiettes et les couverts sur la table et en jetant un œil sur la tarte courgettes/mozzarella/graines de courge. Dès le café bu, dès la pièce est toute débarrassée des signes du déjeuner, s’installer à nouveau dans le fauteuil près de la fenêtre. Les volets bleus entr’ouverts et le store jaune baissé laissent passer ce qu’il faut de lumière. Lire. On fait une pause en fin d’après-midi, le temps d’arroser les plantes et de plier le linge. On reprend la lecture. On s’arrête quand il faut dîner mais on fait simple et vite. Quand la voie est libre, on reprend là où en était. La nuit est avancée quand on termine le livre qu’on a hérissé de post-it roses. Il faudra donc y revenir demain.

  • Moisson.

    Réparer, au lieu de la jeter, une souris mécanique retrouvée en rangeant un cellier. Quand elle se remet de nouveau à marcher, on applaudit comme quand on était enfants. On la garde pour pouvoir jouer encore.
    Cueillir des mûres pas loin de la Corniche. En manger goulûment quelques-unes mais en ramener aussi pour le dessert. On les mélange à des abricots et à une pêche blanche.
    Se plonger dans Archives du Nord, de Marguerite Yourcenar, mais en sortir aussi pour regarder les tableaux qu’elle décrit, pour situer sur une carte les villes ou les régions dont elle parle, pour réviser ce qu’on a oublié sur une période historique.
    Admirer l’ipomée qui se déploie à vive allure. On la verra peut-être bientôt de la rue.
    Avant d’arriver à la plage, s’arrêter devant le bassin du Parc pour guetter les grenouilles et décider de leur apporter du pain quand on reviendra demain.
    Beurrer les tartines de quelqu’un.
    Ecouter Kiri Te Kanawa chanter Léonard Bernstein et en avoir des frissons, surtout quand c’est la chanson de West Side Story, Maria.
    Chez une amie, se régaler d'une tarte aux figues maison.