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Bonheur du jour - Page 193

  • Antoine et Consuelo, troc, écoute, cosmos.


    Lecture : Courrier sud, de Saint Exupéry, Lettres du dimanche de Consuelo de Saint Exupéry. Cette dernière, épouse d’Antoine de Saint Exupéry, lui a écrit de nombreuses lettres durant la guerre. Quelques mots magnifiques, relevés page 86, qui évoquent une autre de leurs séparations - il y en eut beaucoup en raison du métier d’Antoine de Saint Exupéry : « … vous ne pouvez imaginer ce que j’étais pour vous, malgré tous mes défauts : la racine, le lien, ce qu’une plage est à la mer… » Etre pour quelqu’un ce qu’une plage est à la mer…

    Troc : de la sauge et du basilic contre du persil.

    Ecoute : les oiseaux qui chantent bien à l’abri de la bignone, les sirènes des bateaux de croisière qui quittent la Rade de Toulon, la respiration d’un enfant qui dort.

    Contempler : les cosmos du potager.


  • Le ciel fait fi des nuages.

    Contempler :

    le ciel, un matin.
    Plein de nuages roses tout près les uns des autres
    On dirait qu’ils sont un sol de sable à l’aube
    On dirait que la mer est le ciel
    On aurait la tête à l’envers, alors ?
    Puis, peu à peu, les nuages empressés les uns contre les autres
    Comme s’ils s’aimaient très fort ?
    Comme s’ils ne pouvaient être nuages qu’ainsi, si près de l’un, si près de l’autre ?
    Lancent leurs proues effilées vers l’horizon
    Ainsi, ils rompent en douceur un amour qui n’est plus
    On dirait qu’ils désaiment ce ciel-là
    Qu’ils vont voir ailleurs, tout là-bas derrière, où le monde, s’il n’est guère différent est dans un premier temps nouveau
    Tout nouveau tout beau
    Mais on dirait qu’ils reviendront demain ?
    Le rose a laissé la place à l’orange
    Puis c’est le bleu qui se met à pousser lui aussi d’autres nuages
    Que de nuages, alors !
    On dirait qu’ils défilent !
    Les gris foncé qui ont franchi la barrière du Coudon pour survoler la belle Rade
    On dirait qu’ils poursuivent les autres !
    Le ciel est maintenant de ce bleu neuf du premier matin du monde
    Il a fait fi des nuages
    Il est alors le ciel d’été
    Bleu azur.