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albert camus

  • Moisson

    Apprendre à une petite fille à jouer à la crapette et la voir passionnée, demandant à faire plusieurs parties.
    Régaler famille, amis et voisins de cookies aux flocons d’avoine et cranberries.
    Revenir du marché avec un beau bouquet de roses jaunes.
    Chiner de belles assiettes anciennes en faïence de Gien, qu’on prendra plaisir à utiliser au quotidien.
    Récupérer du joli tissu bleu gris qu’on va utiliser pour refaire le coussin de la radassière.
    Terminer la relecture de L’homme révolté, de Camus.
    Envoyer une carte d’anniversaire fleurie à quelqu’un pour maintenir un lien ténu.
    Mettre du papier journal de côté pour quand on pourra faire les vitres.
    Brosser les chats.
    Echanger du repassage contre le nettoyage des ordinateurs, l’installation d’antivirus, les mises à jour, etc.
    Prêter Puissance de la douceur, d’Anne Dufourmantelle.
    Laver le gros anorak qu’on a mis tout l’hiver avant de le ranger pour convaincre le printemps qu'il est bien temps d'arriver.

  • « Que la vie rejaillisse en toi… »

    Passer la soirée à se promener dans la correspondance d’Albert Camus et de Maria Casarès. Rencontre avec deux êtres si lumineux, si libres, et si féconds, qu’on les laissera sans doute pour toujours posés sur l’horizon, en ligne de mire.
    L’élan vital de chacun s’est ajouté à celui de l’autre en une addition magique. « Que la vie rejaillisse en toi pendant toute l’année », lui souhaite-t-il dans sa dernière lettre du 30 décembre 1959 où il lui donne rendez-vous pour le mardi suivant ; « Je plie ton imperméable dans l’enveloppe et j’y joins tous les soleils du cœur. (…) Je suis si content de te revoir que je ris en t’écrivant. » On l’imagine, elle, ouvrant fébrilement la lettre et riant aussi en la lisant. Mais aucun peintre n’a saisi ce moment.