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aube

  • Ciel, aube, rose et bleu layettes, Turner, Matisse.


    Hier matin, on aurait vraiment pu dire que l’aube était en train de naître car elle avait revêtu les couleurs qu’on dédie aux naissances : blanc cotonneux, rose et bleu layettes et un peu de ce jaune qu’aimait tant le peintre Turner. Le jour pointait par vaguelettes entre les bordures colorées de nuages en forme de pompons bien alignés. C’était l’heure ; il fallait bien se réveiller ! Alors tout ce petit monde, en prenant tout son temps, s’étira, s’ébroua : les nuages peu à peu s’effilochèrent et partirent à petits pas de l’autre côté de la colline au cas où il y resterait encore un peu d’aube à décorer et le ciel bleu, prenant sa place du jour, s’installa en attendant le soleil lumineux. Celui-ci ne tarda pas à sortir de son bain de mer, là-bas, au bout de l’horizon. Il était jaune. Matisse disait qu’on n’avait jamais assez de jaune.

  • Le matin.

    On ouvre les volets mais la nuit s’attarde en dizaines de points lumineux.
    Ainsi, la mer est argentée jusqu’au liseré du ciel d’aube qui passe du rose au bleu
    Mais, tenté par le gris, s’y laisse fondre aussi.
    Les maisons blanches aux toits de tuiles orange restent elles aussi silencieuses
    Jusqu’à ce que les cloches sonnent l’heure.
    On compte jusqu’à sept.
    Alors on peut faire tinter les bols sur la table, siffler la cafetière et couper le pain de maïs.