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bonheur du jour quotidien

  • Densité d’être.

    Ecouter quelqu’un parler. Une conférence. Face à quelques personnes. Peu importe d’ailleurs le nombre de participants, ni le décor de la pièce. On est impressionné de l’étendue du savoir, la maîtrise de l’hébreu, du grec, du latin, ainsi que de la connaissance approfondie des textes dont cette personne parle. Mais ce qui est le plus fort et qui marquera bien au-delà de ce qu’on aura appris durant la matinée, c’est la densité d’être de cette personne. Pas de heurts entre le dedans et le dehors mais une belle plénitude. Une joie d’être, une joie de suivre un chemin choisi qui n’exclut en aucun cas l’existence d’autres chemins possibles mais pour d’autres personnes, pour d’autres choix, un chemin qui ignore le mot sacrifice car il n’est qu’accomplissement. Quelqu’un d’heureux, profondément heureux.

  • Le matin.

    Le matin, se lever en se disant que tout est nouveau. Même si on a plus ou moins le même emploi du temps, c’est bien de faire comme si tout se passait pour la première fois. De cette façon, on peut encore être surpris et, être surpris, c’est sentir la vie en soi car il faut toujours chercher la vie là où elle est, même si elle se cache. Pour y arriver, c’est bien de sentir qu’on respire et que rien n’est lisse tout autour de soi. On peut s’aider en faisant des micro-pauses, le temps de lire l’étiquette du pot de miel, par exemple, le temps d’aligner les verres sur l’étagère, le temps de bien poser ses pieds par terre et de sentir sur le sol chacun de ses orteils. Fractions de temps précieuses pour stopper ce défilement d’images et de gestes qui donnent le tournis.