Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

bonheur du jour quotidien

  • Recevoir.

    Quelqu’un, qui n’est pas encore une amie mais qui le deviendra on l’espère, a pris le temps de rechercher dans sa documentation tout un ensemble de textes et de photographies sur les fruits dans le Var pensant qu’on serait intéressé par cette démarche de découvrir les plantes aussi à partir de leurs fruits et pas seulement de leurs fleurs. Pris le temps, oui, car il lui a fallu choisir parmi les plantes celles qui piqueraient le plus la curiosité, photocopier les documents, textes et photographies, découper les photographies, les coller sur des feuilles blanches pour que tout soit bien propre et lisible, numéroter les pages. Le soir même, on a tout lu, quasi religieusement, avec aussi une certaine émotion.
    C’est là qu’on a trouvé la confiture d’églantier qu’on donne ici, à la demande de plusieurs lecteurs du blog :

    « Couper les deux extrémités des fruits, les fendre en deux, retirer les graines, laver et égoutter ; faire macérer dans du vin blanc pendant 6 jours, en remuant énergiquement chaque jour. Faire cuire dans une bassine pendant 15 mn ; ajouter ½ litre d’eau bouillante par livre de fruits et laisser cuire à nouveau 15 mn. Passer au moulin à légumes. Peser et ajouter les 2/3 du poids obtenu en sucre. Amener le tout à ébullition et laisser cuire 5 à 10 mn. Mettre en pot. »

    L’amie ne sait plus d’où ce texte vient. Il est ancien. On ne sait pas qui l’a écrit non plus. Qu’il ou elle en soit remercié ici. Ainsi que l’amie pourvoyeuse de merveilleux documents.

  • Trophée.

    A la toute fin de la nuit, quand c’est à peine l’aube, il est temps de descendre car il faudra partir bientôt pour une longue journée. Joie de pouvoir se lever et de mettre ses deux pieds par terre, de descendre l’escalier. Un parfum fugace flotte dans l’air et accompagne les premiers pas du jour. Tout en approchant de la cuisine, on le reconnait : c’est celui mêlé du lilas double et du seringa amenés par une amie la veille. Quand on était allée la chercher, elle brandissait le bouquet comme un trophée puisqu’elle avait pu couper elle-même ces quelques branches dans son jardin – elle y était donc descendue, enfin, après l’avoir regardé par la fenêtre pendant de longs mois. Elle savait qu’elle allait faire un grand plaisir car ici, on vénère le lilas et le seringa. Cela allait avec la possibilité d’accepter une invitation à déjeuner, de rester assise le temps d’un repas, de pouvoir papoter avec les uns et les autres, ce qui n’est pas rien, de s’installer sur la terrasse pour siroter le café.