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bonheur du jour quotidien

  • Moisson.

    Arroser l’ipomée et fixer quelques-unes de ses fines lianes le long de la canisse.
    Balayer la terrasse.
    Etendre le linge en le laissant sous la pergola pour ne pas qu’il soit en plein soleil.
    Préparer une pâte à tarte et faire tremper le petit épeautre.
    Une fois la maison bien aérée, fermer les volets et les fenêtres pour garder la fraîcheur.
    Ecrire quelques lettres. Dans l’une, glisser un peu de lavande. Dans deux autres, un petit sachet parfumé trouvé à l’Elbolario à Coni.
    Aller à pied à la poste de Tamaris poster le courrier car il faut le faire peser.
    Revenir et glaner quelques mûres au passage.
    Abaisser la pâte à tarte, la garnir de légumes et de mozzarella, la mettre au four pour 30 minutes. Faire cuire le petit épeautre. Laver la salade en allant jeter l’eau sur les plantes. Couper du basilic qu’on cisèle et qu’on jette sur les feuilles ainsi qu’une toute petite pointe d’ail.
    Après le déjeuner, servir le café et écouter les informations.
    Laisser passer l’après-midi en tricotant un petit paletot pour un des deux bébés de novembre, en réécoutant une émission de France Culture sur Hannah Arendt, en lisant le journal, en écrivant encore. Les chats continuent leur série de siestes.
    Quand la chaleur s’estompe, rouvrir les volets, plier le linge.
    Partir marcher.
    Quand on rentre, croiser les voisins avec qui on fait un brin de causette.
    A la fin du dîner, constater que les jours raccourcissent quand même, ce qui donne une bonne occasion d’allumer la petite lanterne peinte en bleue au début de l’été.
    Passer la soirée avec Annie Dillard, Une enfance américaine.
    Prévoir d’aller se baigner tôt le lendemain matin.


  • Le butin de la balade.

    A l’aller, sur la route de Fabrégas, on se délecte des arbres en fleurs qui tendent leurs branches vers le ciel car il est bon de danser quand c’est le Printemps. Par ci par là, en sinuant sur la route, on se rapproche de quelques fleurs pour les respirer ou les observer.
    Au retour, on cueille :
    des pissenlits
    des fleurs jaunes dont on ne connaît pas le nom
    une petite branchette de genêt
    une autre de romarin.
    Coupant par le Fort Napoléon, on aperçoit alors des freesias dont le jaune d’or ferait pâlir le moindre lingot. Ils sont cinq. Ils ont poussé en rond, serrés les uns contre les autres. On s’approche. On se penche vers eux en révérence et on les hume. On en prend un. Un seul car qui sait le nombre de promeneurs qui passera par-là ensuite.