Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

eric emmanuel schmitt

  • Mozart, celui qui ne fut jamais la proie du désespoir.

    Alors qu’on rentre, on se rend compte que la nuit tombe plus vite maintenant. On s’assied sur une chaise. On respire à peine comme si, après la décision qu’on a prise, on devrait se ratatiner pour prendre moins de place. A ce moment-là, on se souvient de Mozart, celui qui ne fut jamais la proie du désespoir. On murmure l’adagio du concerto pour clarinette. On se lève. On monte dans le bureau attraper le livre d’Eric-Emmanuel Schmitt, Ma vie avec Mozart. Le livre s’ouvre à la page qu’on aime :

    « Au début j’ai pensé que tu m’envoyais cet adagio par sympathie, juste pour me prouver que tu avais connu, toi aussi, le chagrin.
    Puis le morceau continua et je m’aperçus que tu me disais autre chose. Quoique douce, délicate, la clarinette refusait de fléchir, de céder à la déprime, elle remontait, elle chantait, elle s’épanouissait. Le chagrin se transfigurait. De ton sentiment, tu faisais une œuvre. La tristesse s’était muée en beauté.
    J’appuyais mon dos sur la banquette de cuir, je renversais la tête en arrière et laissai couler mes larmes ».
    On laisse couler ses larmes.
    Puis, on écoute l’intégralité du Concerto pour clarinette en la majeur, K. 622 en vaquant dans la maison, en brossant les chats qui reviennent le poil en désordre de leurs promenades dans les jardins brûlés de soleil, en lisant une lettre reçue le matin même, en se réjouissant que les graines de roses trémières soient en chemin, en préparant une tisane de tilleul ramenée d’Italie, …


  • La musique de la semaine.

    Reprendre la route et avoir envie d’écouter de la musique.
    Lundi : pour le souvenir, J’attendrai par Rina Ketty, Les roses blanches par Berthe Sylva et l’Hirondelle du faubourg par Georgette Plana.
    Mardi : pour se ressourcer, Mozart, l’air de Chérubin par Frederica Von Stade (Ma vie avec Mozart, d’Eric Emmanuel Schmitt)
    Mercredi : pour la respiration, Mozart toujours, Et incarnatus es, par Maria Stader et le Concerto pour clarinette en la majeur (Ma vie avec Mozart, encore).
    Jeudi : pour reprendre des forces, Beethoven, le 4ème concerto, par Maurizio Pollini
    Vendredi : pour chanter, Joe Dassin.