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fabregas

  • Moisson.

    Apprendre que le bébé pour qui on a tricoté une couverture blanche est une petite fille – ressortir les catalogues pour regarder les modèles de robes.
    Constater chaque jour la croissance de l’ipomée.
    Compter, le matin, les fleurs du l’hibiscus.
    Aller au grand marché de Sanary – flâner dans les allées – puis aller lire le journal en terrasse, au Sport.
    Marcher jusqu’à la plage de Fabregas – au retour, croquer des pêches plates dont le jus coule jusque sur les avant-bras.
    Nager.
    Ecrire trois pages.
    Avoir le temps de lire le journal chaque jour.
    Faire une tarte abricots-myrtilles.
    De bonne heure, repasser le linge – au fur et à mesure, poser les pièces bien pliées les unes sur les autres – puis les ranger dans l’armoire et la commode.
    Recevoir une belle lettre.
    Ecouter la Mélodie hongroise de Schubert dans plusieurs versions.



  • Moisson.

    Marcher. Balaguier. Tamaris. Les Sablettes. Mar Vivo. La Verne. Fabregas.
    Repartir de La Criée avec cinq kilos d’abricots. En rentrant, les mettre au sucre. Les laisser reposer tout un jour. Les faire cuire. Remplir les pots et les aligner sur le plan de travail. Pendant qu’ils refroidissent, préparer les étiquettes : Confiture d’abricots de Solliès-Pont et badiane du Père Blaize – juin 2017.
    Commencer la relecture des Hauts du Hurlevent puisque l’été sera consacré aux Sœurs Brontë.
    Remarquer qu’une fleur de l’hibiscus jaune va bientôt éclore. On la surveillera chaque matin en prenant le café.
    A l’hôpital Ste Anne, aller tenir compagnie à une amie. Lui prendre la main quand elle tend la sienne. Parler quand elle parle. Se taire quand elle se tait. Quand elle sommeille, tricoter en faisant attention à ne pas même faire cliqueter les aiguilles.
    Apprendre que bientôt deux petits bouts verront le jour. On promet brassières et couvertures.
    Installer la radassière contre la fenêtre car on aime bien s’y asseoir pour lire le journal quand on rentre le soir.
    A chaque fois qu’on passe sous le mûrier platane de la grande cour, cueillir deux ou trois mûres et s’en régaler.
    Apporter une belle pastèque pour un repas en famille. Autour de la table, tout le monde parle, tout le monde rit.