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l'aube

  • Lectures en cours, l’aube, le chèvrefeuille et les coquelicots.

    Lectures en cours : Cynthia Fleury, Les irremplaçables et Philippe Georget, L’été tous les chats s’ennuient.

    C’est très tôt maintenant que l’aube point là où on sait être l’horizon de la mer au-delà des toits des maisons voisines. Parfois, comme ce matin, deux ou trois étoiles brillent encore mais dans à peine quelques minutes, le temps de préparer le café, elles auront disparu.

    Depuis hier, le chèvrefeuille fleurit et embaume. C’est un délice. Non, un enchantement. Et dans la cour, trois coquelicots vaillants près de la vigne vierge qui commence juste à se développer. Il faut souhaiter que des butineurs en essaiment des graines un peu partout. Ce sera encore plus beau l’an prochain.

  • Relire d’anciens Bonheurs du Jour. Le chant de l’oiseau et Philippe Jaccottet.


    Vendredi 21 juin 2013. Passer la soirée avec Philippe Jaccottet.

    Parce qu’on ne sera finalement abattue par rien, et surtout pas par la mélancolie, parce que la poésie, les mots, les livres, les oiseaux, les fleurs ou la musique sont des amers inaltérables, passer la soirée avec Philippe Jaccottet, à lire Taches de soleil, ou d’ombre.
    Recopier ce passage qui redonne des forces :

    « Il fait nuit noire encore mais soudain, j’entends un premier cri d’oiseau, une première fusée sonore. Bruit d’eau sur des cailloux. Je ne sais quel est l’oiseau qui chante ainsi le premier – le chasse-doutes. (« Qui n’a pas entendu – mais vous l’avez tous entendu, n’est-ce pas ? – ce petit oiseau sur le bord de l’aube annoncer la naissance d’un monde aussi pur que son chant… »). Je me rappelle par cœur cette phrase de Roud entendue il y a plus de vingt ans et qui, avec quelques autres, m’a fait entrer au cœur même de la poésie. Contre tous les systèmes. Me voici apaisé déjà, hors de tous les nœuds de rêves.
    Le monde de la poésie – et ce chant. » (page 58).