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les deux frères

  • Sous l'amer du Cap

    La chance d’habiter au bord de la mer…
    c’est de pouvoir marcher, de très bonne heure, sur la plage déserte.
    Il fait très froid.
    L’air est si clair que tout le paysage a la transparence de l’aube.
    Le ciel est si pur que même les mouettes attendent pour s’y lancer, admirant sans doute cette immensité - car il ne faudrait pas croire qu’elles ignorent la Beauté.
    La mer est figée, couleur miroir ; elle aussi en attente mais peut-être du soleil plus haut que le Faron, réveil du vent et de ses vaguelettes.
    Comme toujours là sous l’amer du Cap, les Deux Frères sont posés sur ce miroir d’eau.
    Ils regardent.
    Je les regarde.


  • Moisson.

    Marcher sur la plage des Sablettes puis s’asseoir à l’abri du vent et regarder la mer, les Deux Frères, le Mai, l’horizon.
    Préparer le repas du partage : endives au jambon avec une généreuse sauce béchamel, compote de pommes parfumée à la badiane, biscuits secs avec le café.
    Se réjouir de la floraison de deux gerberas jaunes et rester dans l’expectative des prochaines fleurs de l’hibiscus, en novembre.
    Commencer à tricoter une paire de chaussettes.
    Chaque jour, recevoir du courrier ou en poster.
    Ecrire trois pages.
    Etiqueter les pots de confiture d’oranges.
    Faire la connaissance d’un petit bout de chou et remarquer ses doigts, si longs, si fins, qu’on se dit qu’il sera peut-être pianiste.
    Regarder le ciel de l’aube tous les matins et l’ipomée qui ne cesse plus de fleurir.