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Le cyclamen rose et la bruyère violine.


Avec les chrysanthèmes traditionnels, on a apporté aussi l’autre jour au cimetière un cyclamen rose pâle et une bruyère violine, tout particulièrement pour un de ceux posés là dans ce vaste caveau. On l’imagine désormais tranquille, face au ciel lumineux du Midi où il avait choisi de vivre car il n’aimait pas avoir froid. Durant son enfance il eut lui aussi près de lui ces deux plantes dont les teintes sont proches, de la même famille pourrait-on dire puisqu’il s’agit bien d’une histoire de famille ; et il avait gardé adulte l’habitude d’en avoir aussi chez lui. La bruyère, c’était la grand-mère qui en raffolait et ne passait jamais sans la mauvaise saison. Elle portait d’ailleurs bien souvent des vêtements de ce violine rosé qui n’avait rien de triste ni de vieux mais qui était doux au point d’en avoir même sur les pages des catalogues le parfum de sa peau douce. Le cyclamen, rose clair, quasi rose layette, c’était la mère qui s’en procurait un dès qu’ils apparaissaient aux étals des fleuristes, trouvant toujours les pièces pour lui dans le porte-monnaie efflanqué. On les a posés de part et d’autre de la tombe dans les vasques en pierre dont on a toujours pensé qu’elles avaient été installées pour eux quand c’est l’automne.


Commentaires

  • Bonjour, Marie, merci pour ce billet tout doux et apaisant. J'ai également choisi des fleurs roses et violine cette année pour mes bien-aimés.
    Je t'embrasse et te souhaite une douce et paisible journée.

  • Le rose nous réunit, chère Marie !
    Teinte naturelle pour nous souvenir du temps passé,
    des bonheurs simples et des caresses de grands-mères aimantes !

    La nostalgie nous submerge en ces jours où mes petits-enfants
    s'en retournent vers leurs écoles respectives sans que nous puissions
    les embrasser mais ... le feu dans la cheminée et les lumières du soir
    rosissaient les joues de leur grand-mère, si heureuse de les voir ainsi
    répartis autour d'elle en un cercle distancié !
    Reste de leur séjour, un bouquet de fleurs rose et violine ...

  • Un billet empli de douceur en cette période difficile !
    Douce journée Marie, bisous, gros câlins à tes Félins

  • Je n'ai pas pu aller au cimetière depuis mon retour.....Je n'y vais que le coeur serré, la nostalgie qui me vrille les pensées. Ton article à toi est empli de douceur!

  • Beaucoup de poésie dans ton billet sur les fleurs du cimetière.
    Je mets souvent de la bruyère sur la tombe de mon mari, j'aime beaucoup cette plante qui pousse un peu partout en Bretagne et qui est si belle...
    Bonne journée

  • De la douceur dans ces couleurs. Ton billet me rappelle un beau moment à Suze-la-Rousse en septembre, quand nous descendions du château vers le jardin des vignes : sous les arbres, plein de ces petites fleurs roses délicates pointaient entre les feuilles mortes. Nous fleurissons les tombes, nous pensons à nos absents si présents pourtant.
    Bonne journée, Marie.

  • Peut-être pourrais je mettre une plante en pot quelque part chez moi, un cycnamen par exemple... vu que les cimetières où sont restés les souvenirs de mes parents- et des amis... sont loin ou très difficiles d'accès...

  • Tu nous dis tout ton amour pour les tiens. Ma grand mère s'habillait aussi en violet, avec du gris, ou du noir.
    Merci pour ta carte. Bises

  • Merci pour ce très doux billet. Ma grand-maman aimait aussi les couleurs roses et légèrement violines. Cela lui allait bien au teint.
    Cette semaine, j'ai acheté des chrysanthèmes roses pour l'entrée et une petite bruyère qui a trouvé sa place dans un panier suspendu près de la porte d'entrée.

  • Un très joli passage qui étreint les instants que vivent nos cœurs en visite aux tombes des disparus. Quelques bouquets pastels sur les pierres grises. Merci.

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