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Hérisson, vignes rouges et jaunes, parler.

Tôt le matin, au moment de traverser la cour, voir un petit hérisson traverser lui-même la cour. Attendre qu’il soit parti pour passer afin de ne pas le déranger.

L’après-midi, se régaler du bel automne : après les vignes désormais rouges et jaunes, des oliviers d’argent, des cyprès toujours bien pointus, des acacias qui s’effeuillent et à gauche le Garlaban et à droite la Sainte-Baume. Et toujours le ciel, bleu.

Parler longuement de ce qu’est le chagrin avec quelqu’un qui en a beaucoup et lui conseiller de ne pas s’empêcher de pleurer.


Commentaires

  • Voilà un billet plein de vie … belle et intense !

    La sensibilité à la nature est la première condition
    pour communiquer avec ses habitants,
    n’est-ce pas Marie ?
    Quelle chance d’héberger, même brièvement,
    un hérisson en promenade !
    Leurs familles qui peuplaient notre jardin semblent
    l’abandonner à présent et j’en suis triste…
    Hérissons et salamandres sont de si touchantes créatures !

    Le Garlaban et la Sainte-Baume, que de beaux souvenirs
    au pied de ces massifs arpentés sous le grand soleil !
    Mais l’évocation de votre consolation transcende bien sûr
    ces douces images vacancières : votre sollicitude
    ne s’arrête jamais… pour le bonheur de vos interlocuteurs…
    et pour le nôtre !

    Beau week-end sous un ciel d’azur !

  • Merci pour votre commentaire, chère Fiorenza. Que serait la vie sans sollicitude ? N'est-elle pas préférable au rejet voire à l'indifférence ? Je vous sais plutôt de son côté.

  • Bien sûr qu'il faut pleurer! Prévoir les mouchoirs, voilà. Et un grand hug entre personnes cela devient possible, non?
    Les couleurs d'automne arrivent, oh que j'aime cette saison!
    Pour le hérisson, je comprends parfaitement. Il m'est arrivé d'arrêter ma voiture (rue où je roule tranquillement) , laisser le hérisson traverser. Une autre fois, le prendre délicatement (prévoir tissu épais) et le poser à l'abri des véhicules.
    Hier j'ai 'sauvé' (provisoirement (?)) un mulot ramené par mon chat et réfugié dans la cuisine. Mais il était trop mignon, franchement. Le pauvre chat était perplexe. On a tous, et heureusement, des aventures animalières, et pourvu que ça dure!

  • Quand on vit avec des chats, les aventures animalières se reproduisent régulièrement. Il m'arrive d'avoir à sauver oiseaux, mulots, cigales, voire mouches. Je sais mes chats particulièrement contrariés mais c'est ma façon de leur montrer que je peux aussi prendre des décisions chez moi.

  • Un petit hérisson qui traverse, je sais qu'ici il y en a mais je ne les vois pas, je fais des tas de branches...
    Aider à supporter les chagrins, c'est important et précieux pour celle qui en a tant sur le coeur...

  • Quand c'est trop lourd à porter cela fait du bien, oui, de partager le fardeau. Nous pouvons tous le faire si nous nous en donnons l'autorisation. Notre monde est cruel qui interdit toute manifestation de ce qui est considéré comme une faiblesse.

  • C'est important de pouvoir pleurer en compagnie de quelqu'un qui comprend...
    Merci pour tout, Marie.
    Passe une douce journée.

  • Je comprends ce que tu veux dire avec ce "quelqu'un qui comprend". Je me demande si tout le monde ne comprend pas le chagrin, en fait, mais certains ne s'autorisent pas à accepter la manifestation du chagrin. Alors, on pense qu'ils ne comprennent pas. En fait, ils n'osent pas.

  • Bonjour Marie,
    Une amie blogueuse nous parle régulièrement de la famille Hérisson qui a pris ses aises dans son jardin. D'ailleurs, la famille vient de s'agrandir ! C'est dire à quel point la petite famille s'y sent bien. L'époux de mon amie va leur rendre visite la nuit ; il s'est rendu compte qu'ils reconnaissent son pas et n'ont plus peur. Au début, bébé hérisson fuyait lorsqu'il sentait les vibrations dans le sol provoquées par les pas, mais maintenant, il le reconnait.
    Pleurer, ce n'est pas facile, cela fait de nombreuses années que je ne peux même plus pleurer...
    Gros bisous et bonne fin de semaine.

  • Nous devons protection aux hérissons qui sont en grand danger. Je n'aurais pas cru qu'un bébé hérisson pourrait s'apprivoiser ainsi... C'est beau !
    Les larmes doivent couler, à mon avis. Parce qu'on doit s'autoriser à avoir du chagrin, à le dire, à le montrer.

  • Bonjour,
    Mercredi matin c'est une plus grosse bête que nous avons vu. Un magnifique cerf aux bois imposants... qui a traversé... la route devant nous.
    Toujours un peu dangereux; mais si beau. C'était la première fois en 15 ans... autrement ce sont plutôt des biches.
    Avec le soleil on s'est régalé toute la semaine effectivement des couleurs de l'automne.
    Et le chagrin, c'est un enterrement pour nous justement mercredi dernier. (le cerf était sur notre chemin). Les pleurs ne sont arrivés que le lendemain.
    Bon vendredi

  • Voir un cerf... Quelle merveille cela a dû être. Je crois, oui, qu'il ne faut pas s'empêcher de pleurer. Le jour même. Le lendemain. Le surlendemain. Plus tard encore. Mais un jour vient où les larmes doivent franchir la barrière de la retenue.

  • Que je vous envie de 'être si proche de la Sainte Baume ! J'y ai passé de merveilleux moments de retraite , de promenade dans sa belle forêt ! " Il y a des lieux où souffle l'Esprit" écrivait Maurice Barrès , mon compatriote le lorrain Lla Sainte Baume en est un . Saluez pour moi ce site...et aussi le gentil hérisson !
    Oui, les larmes font du bien , elles libèrent un trop plein, je les considère comme un grand mystère . Apporter un peu de consolation , qui ne le désirerait pas ?

  • La Sainte Baume est un endroit où je vais régulièrement car effectivement on y sent un grand calme. J'y puise toujours beaucoup de sérénité.
    Les larmes doivent couler. Sinon, elles restent enfouies, et le chagrin avec.

  • Merci à toi de venir par ici.

  • Parfois, les grandes forêts de feuillus de mon enfance me manque. Je vais donc vers la forêt de la Sainte-Baume pour retrouver ces arbres tout d'or vêtus.

  • Oui, c'est ce qui m'ennuyait le plus quand j'habitais à Hyères: tout est vert, toute l'année, cette impression d'un été éternel (à part les vignes). L'automne coloré me manquait beaucoup.

  • j'ai des hérissons dans mon jardin, ils adorent les croquettes du chat.. Pleurer fait parfois du bien , il faut laisser s'écouler l'eau du chagrin

  • Pleurer est indispensable quand on en a besoin. On doit laisser parler le chagrin quand il est là. Cela permet de mieux repartir ensuite. Les larmes, c'est comme un rituel.

  • un bel automne en effet même ici dans la ville on sent la douceur et le beau ciel d'automne

    mes amitiés au Garlaban

  • Je n'y manquerai pas. Je vais lui rendre visite très régulièrement.

  • merci pour les vignes et les hérissons ( j' en ai eu longtemps dans le jardin, je confirme qu' ls aiment les croquettes pour chat) . Et surtout, d'accord pour ton conseil, il faut s' autoriser à pleurer

  • S'autoriser à pleurer, à montrer sa faiblesse, à dire que c'est difficile... Cela va un peu à contre courant de ce qu'on attend de nous dans ce monde, à savoir être inoxydable. A titre personnel, je n'ai nulle envie d'être comme des couverts.

  • Magnifiques couleurs de l’automne qui apporte de la douceur aux yeux, au corps...sur le sol couvert de feuilles, nos pas silencieux qui ne font fuir aucun animal...
    Bon week-end, pluies ici aussi aujourd'hui, larmes d'anges...

  • La pluie continue, mais doucement maintenant. Comme si elle était fatiguée de tomber.

  • Quelle chance, admirer et le Garlaban et le Massif de la Sainte Baume, c'est un délice , je t'envie.
    Belle journée

  • Je mesure ma chance, effectivement. Chaque jour, je me le dis et je n'en reviens toujours pas.

  • Merci ! Simplicité : essentielle !

  • Quel bonheur de lire vos mots en ce magnifique automne où tout est joliment coloré.
    Laisser couler les larmes fait du bien surtout avec une personne qui est à l'écoute.
    Bel après-midi

  • Nous pouvons tous être à l'écoute, il me semble, si nous décidons de le faire et si nous prenons conscience de l'importance de prendre du temps pour permettre à quelqu'un de parler. Trop de personnes, aujourd'hui, sont dramatiquement seules.

  • tu vois la Sainte-Baume de chez toi, quelle chance ! Merci pour l'accompagnement de toutes ces personnes qui ont du chagrin. Bises

  • Hélas, je ne vois pas la Sainte-Baume de chez moi mais je la vois quasiment tout le temps dès que je sors. C'est comme un amer pour moi. J'y vais aussi souvent m'y promener.

  • j'ai eu le temps de couper toutes les dernières fleurs fanées avant que la pluie ne vienne battre les vitres de ses notes musicales qui m'ont donné concert ...
    amitié .

  • Et moi de mettre toutes les plantes dehors pour qu'elles s'abreuvent !

  • Merci. La vie est faite de ce mélange de sourires et de larmes, de silence et de parole, de jour et de nuit, d'espoir et de chagrin.

  • Une page qui parle de l'empathie que tu connais bien... des paysages, de la belle saison qui rougeoie , des petites bêtes que l'on rencontre...pas si éloignée du Garlaban cher à Pagnol, de la Sainte-Baume.
    Merci Marie du Bonheur de ce jour.
    Doux week-end.

  • Effectivement, dès que je vois le Garlaban, je pense à Pagnol !

  • pas trop possible d'écrire ...
    alors juste merci pour ces mots justes comme toujours
    et bon weekend malgré l'alerte météo (mais je suis certaine que tu trouveras Marie de quoi sublimer ces jours )

  • Merci aussi ! L'alerte météo est passée. Finalement, rien de grave. Du temps pour écrire et pour tricoter.

  • bien plus fort en centre var
    mais j'ai un toit ....

  • Chez nous ce sont les écureuils qui viennent nous dire bonjour en "coup de vent"
    Être à l'écoute de l'autre n'est pas donner à tout le monde.
    Pour avoir lu "vos Bonheurs du Jour" je sais que vous êtes vraiment "à l'écoute" et vos pensées sont toujours judicieuses, touchantes.
    Merci et bonne fin de semaine Bonheur du Jour

  • Merci. Etre à l'écoute me paraît essentiel. Tant de personnes autour de nous se sentent seules et n'ont personne à qui parler. Et je n'évoque pas seulement le fait de pouvoir s'épancher : même dire un simple bonjour n'est pas possible quand on est totalement seul. Or, prendre un peu de temps, c'est faisable.

  • Je me demande si laisser couler ses larmes n'est pas faire tomber cette cuirasse qui nous aide à rester debout, certes, mais à quel prix ? Je ne sais pas...

  • Quelle belle attention pour le petit hérisson ! au sujet de pleurer, oui cela est bénéfique et votre conseil est très bon. Pleurer lave. Mais pour ma part je ne pleure presque plus, j'ai juste l'impression de pleurer à l'intérieur, mais ce n'est pas du tout pareil. Merci, ça fait longtemps que je n étais pas venue ici, mais vos mots sont toujours aussi justes.

  • Vous êtes toujours la bienvenue ici, comme tous ceux qui passent par là. Pleurer à l'intérieur, je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. Parfois, on a tellement pleuré qu'on a l'impression qu'on n'arrivera plus jamais à laisser les larmes couler et effectivement on a la sensation de pleurer à l'intérieur. Mais, à titre personnel, je crois qu'il faut que ça sorte.

  • Coucou, très joli texte ! J'adore l'automne, mon jardin est tout petit mais se pare de rouge, c'est superbe, j'ai planté il y a un mois un érable du Japon, je ne me lasse pas de regarder ce petit bout, vivement qu'il grandisse :)

  • Merci ! Je n'ai pas de jardin moi-même mais je suis entourée d'arbres et de ciels. Les érables du Japon sont magnifiques, oui. Ce rouge d'automne donne du peps, je trouve.

  • belle rencontre dans au milieu des couleurs automnales.
    J'ai un hérisson qui hiberne dans mon cabanon de jardin et le chat partage ses croquettes avec.
    Je trouve que c'est important de pleurer pour évacuer le trop plein de chagrin. Je pense que cette personne a de la chance de t'avoir pour ton écoute et conseils bienveillants.
    Bon dimanche

  • Merci. Ecouter, c'est tellement important dans notre monde qui va si vite. Etre là, c'est simple apparemment mais il faut le décider et donc braver tout ce qu'on se donne comme obligations dans le faire.

  • Merci, c'est vrai que je ne reviens pas pour lire une réponse, sauf si j'en suis informée, je suis souvent en retard sur tout (en ligne) !

  • Ooh. Tout d'un coup, en lisant le titre, j'ai pensé à La vigne rouge, de Van Gogh, ce tableau qu'Anna Boch, une peintre belge héritière des faïenceries Boch, a acheté (du vivant du peintre). (Je crois qu'elle l'a revendu plus tard. Entretemps, elle en avait acheté un deuxième. Elle s'était fait construire un hôtel particulier dans le quartier de ma jeunesse (Ixelles).

    C'est une très belle moisson.

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