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Bout d’an.


C’est le bout de l’année. Il reste deux jours avant la fin de l’année civile.
Choisir de passer ce bout d'an dans le calme, la sobriété, la chaleur du partage, l’authenticité de relations choisies, la lucidité face à ce monde où la misère règne (matérielle ou psychologique, culturelle ou spirituelle) et, osons ce mot, le dépouillement.
A la fin de son livre, Le chemin des estives, Charles Wright explique qu’il a finalement fait le choix de vivre à l’écart en pleine nature, dans un lieu isolé du Massif Central, loin de la société de consommation, acceptant une vie matériellement limitée mais porteuse de liberté.
Mais il est tout à fait possible de vivre ainsi en pleine ville. C’est un autre choix.

Commentaires

  • Je ne suis pas de cet avis. La vie est mouvement couleurs, multiplicité à la ville, animations culturelles ou autres . La campagne est rythmée par les saisons, lente, presque un mouvement perpétuel. la solitude y est profonde.. Quant à la " pauvreté " elle est plus facile à la campagne car il n'y a pas de sollicitations extérieures. J'aime mon isolement choisi à la campagne; à la ville je me laisserais mourir.

  • La campagne apporte beaucoup, oui, en ce qui concerne le silence et la beauté. On y est au plus près de la nature. Toutefois, en ville, vraiment, on peut tout à fait éviter ces "sollicitations extérieures" si on pense qu'on en a nul besoin.
    Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Nouer les bouts, consolider les liens avec les humains, la nature.
    Aujourd'hui j’apporterai des croquettes d’herbes sauvages à une voisine âgée qui ne se sent pas très bien. La campagne est un lieu de solidarités, indispensables, et de solitudes ,silences et frugalité.
    Pour moi c'est idéal, mais, comme tu l'écris, tout le monde n’est pas fait pour ce genre de vie, ( d'ailleurs il n'y aurait pas de place pour tous) et une consommation modérée est possible partout, bien sûr!

  • Le partage est effectivement plus difficile à vivre en ville où tant de gens sont repliés sur eux-mêmes et vivent en ignorant leurs premiers voisins.

  • Je ne supporte plus la grande ville, elle me fatigue. Seule la moyenne ville me plaît mais je vis à la campagne sans famille autour, et ça ne pourra pas durer, je le sais. Je ne compte pas sur mes voisins ou les gens du village pour m'aider, c'est pourquoi un jour il me faudra partir (qui viendra déneiger devant ma porte quand je ne pourrai plus?). A la campagne, les gens sont rudes et égoïstes, autant qu'à la ville et la solitude au moins aussi profonde. Ce n'est jamais mieux ailleurs.

  • Ce n'est effectivement jamais mieux ailleurs et, où qu'on soit, où qu'on vive, arrive un moment où l'autonomie se réduit et où il faut prendre des décisions. Rien n'est donc jamais facile non plus. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Cela dépend du moment de la vie, du caractère et du passé; pour ma part, je vis à la campagne, dans un hameau, à 1 kilom. seulement d'une toute petite ville et cela me convient, mais je voyage beaucoup, je sors et j'ai vécu à Paris; dans une vie, il y a des saisons..
    C.Wright n'est pas le seul écrivain à avoir fait ce choix, j'ai lu à ce sujet un beau livre de Marcel Antoine. Pour écrire, il faut un moment se retrancher.

  • C'est vrai que pour écrire, il faut se mettre en marge. Il est possible de le faire en ville tout autant qu'à la campagne. Nous pouvons chacun avoir notre lieu préservé. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • C'est une réaction saine que de choisir un mode de vie plus adapté à ses aspirations . Mais relisez H-D Thoreau : il n'a vécu que quelques mois dans sa cabane au bord du lac de Walden , puis il est rentré chez lui mener une vie plus confortable , mais sobre . Inutile d'aller dans les Himalyas , c'est là où la vie nous a menés que sont les occasions d'appliquer une sagesse de vie . J'habite en province , c'est sans doute plus facile que dans une mégapole ou les tentations du superflu sont nombreuses. Ainsi que vous l'écrivez :" c'est un autre choix" . Tout comme sur le plan religieux , il y a ceux qui se retirent dans une chartreuse et les missionaires des rues , comme les appelait Madeleine Delbrêl ! Tout choix est honorable .
    Paisible fin d'année à vous et merci de nous accompagner au long des jours !

  • L'évocation ici de Madeleine Delbrêl me touche, elle dont je suis si proche. Il faut arriver à vivre là où l'on peut porter des fruits et pour retrouver l'authenticité de sa vie, nul besoin de choix radicaux, il me semble. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Pour ma part, je vis à la campagne, j'ai un peu délaissé ma carrière au profit d'une qualité de vie bien meilleure. La nature me ressource pleinement. Espérons encore une fois que l'année à venir sera moins médiocre chez les humains..

  • La nature est indispensable, oui. En pleine ville, dans les grands métropoles, le lien avec la nature est brisé, hélas. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Entre la grande ville que je ne supporte plus,
    que je n’ai jamais aimée….et la campagne véritable,
    j’ai toujours choisi la cité de caractère avec deux éléments vitaux :
    un jardin et…la nature toute proche .

    Dans les petites villes, les rencontres et fréquentations choisies
    sont intéressantes à condition de pouvoir voyager régulièrement :
    nul enfermement si on tient à distance les intrusions
    de voisinage dont les exemples emplissent la littérature
    des XIXème et XXème siècles !

    Oui, Marie, le calme, la sérénité, l’humour, la franchise,
    voilà les qualités que nous pouvons cultiver…
    dans les lieux qui nous ressemblent :
    c’est le vœu que je forme pour tous vos fidèles
    en ce début d’année singulière !

  • Oui, c'est bien cela qu'il faut arriver à faire : vivre là où on se sent bien, où on peut vivre pleinement et authentiquement. C'est une richesse que de pouvoir choisir et, hélas, tout le monde ne le peut pas. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • On ne va tout de même pas flanquer à la porte ses petits bouts de chou que l'on ne voit pas si souvent ! Non, la vie n'est pas un choix : elle est celle qui s'impose à vous à tel moment dans telles circonstances. A chacun son bout d'UN.

  • C'est vrai qu'on ne peut pas forcément choisir ! Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Je suis une privilégiée avec une maison et un jardin dans un quartier calme d'une ville moyenne . Rien ne m'oblige à participer au bruit et à la foule . Mais je ne veux pas non plus d'une vie d'ermite, c'est pourquoi je suis devenue bénévole d'une association de prptection animale car la souffrance des animaux est grande dans notre pays . Ils sont les "sans voix " de notre société assez indifférente à leur sort.

  • Un choix de vie plein de sagesse et d'altérité ! Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • j' ai fini le livre de Charles Wright et, un livre en appelant un autre, j' ai commandé "L'imitation de Jésus Christ", je croyais que c' était un truc "ringard" mais à lire ce qu' il en écrit, cela m' a donné envie. D' ailleurs souvent un livre cité dans un autre livre me donne l' idée de le lire
    Chez moi c' est la campagne à 7 km d' une petite ville, cela me convient parfaitement, pour d' autres c' est la ville qui leur va, chacun son truc
    bonne fin d' année à tous

  • Les textes comme L'imitation sont d'une modernité stupéfiante. Les règles des moines aussi, d'ailleurs. Bien sûr, tout n'est pas à prendre, mais cela incite à une réflexion parfois décapante. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Etre là où on se sent à sa place, en effet. Reconnaître la chance que l'on a (si on l'a, bien sûr)
    Belle fin d'année.

  • Oui, tout à fait. Mais la question est là : qui peut vraiment choisir, tout choisir ? A ce sujet là aussi il y a des privilégiés. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • On n'a pas toujours le choix entre l'un ou l'autre ; un certain nombre d'éléments bien concrets s'en mêlent tout au long de la vie. Une fois cela admis, il faut mieux chercher les avantages que l'on a, ou que l'on soit, et faire avec les inconvénients, sinon on se rend très malheureux.

  • absolument d' accord avec toi ! mon rêve aurait été une maison dans l' Estérel avec vue sur la mer d' un côté et les rochers rouges de l' autre, et un accès direct à la mer...mais les fonds manquaient et je suis tout à fait heureuse dans ma "campagne" à 6 kms de la mer et mon petit jardin de 200 m2 !

  • Voilà une sagesse que j'approuve tout à fait ! Et pour vivre dans l'authenticité, peut-être n'est-il pas nécessaire de faire des choix drastiques... Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Pour le bout de l'an apprécier les choix de vie qui nous correspondent.... Nature, animaux,jardin, livres.... mais une vie un peu en marge n'est pas Hannah Arendt qui disait que l'on en pouvait bien vivre qu'en marge ? ( en tout cas c'était l'idée)... Belle soirée à toi, bout de l'an ou pas....

  • Vivre en mage est possible n'importe où, il me semble. Et c'est là la sagesse de cette grande philosophe qui est un modèle pour moi. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Petit pavé (parisien) dans la mare...
    Née en province, je vis à Paris depuis l'âge de 20 ans, et pour rien au monde je ne le quitterais. Enfin si, parfois, comme on met ses distances avec quelqu'un qu'on aime trop et qui vous étouffe, je pars vagabonder sur des chemins de traverse qui sentent noisette ou farigoulette, histoire de "prendre le bon air".
    Mais mon bon air, je le prends aussi ici, dans le mouvement, le bruit et -parfois- la fureur. Et si je souhaite un peu de calme et de solitude, c'est facile, je reste chez moi, avec bouquins, chat et musique.
    La campagne m'angoisse et m'ennuie terriblement à plus ou moins long terme. Même si j'en loue régulièrement, et sincèrement, les beautés et les délices sur mes billets de blog, au bout de 15 jours, je m'étiole.
    Avoir une maison au bord de la mer comme il est écrit en sous-titre, c'est juste un rêve, qui me taraude de juin à octobre, puis s'éteint, foudroyé par l'éclat des lumières de la ville.

  • .Ce n'est pas un pavé dans la mare ! C'est l'expression d'un équilibre, et c'est là ce qui compte. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Petit pavé (bruxellois) dans la mare - pour enchaîner avec Triskell dont je pourrais co-signer le commentaire.
    Je ne pense pas que l'on consomme plus ou moins selon qu'on vive en ville ou à la campagne, cela dépend du mode de vie choisi et non du lieu. J'ai de la chance, il est vrai, d'habiter dans une rue calme, de trouver l'essentiel en allant à pied dans les magasins du quartier et d'avoir de bons voisins pour s'occuper de mon chat et des plantes quand je m'absente.

  • Oui, absolument. Même en pleine ville, on peut ne pas suivre le chant des sirènes ! Ce qui importe, c'est de se sentir bien et de ne ressentir aucune frustration. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • j'ai réservé ce livre ; il me rappelle celui d'un autre auteur que tu m'as fait connaître et qui a marché dans le Cézallier.
    Au fond, savoir vivre où l'on est. Je suis heureuse qu'une médiathèque soit à 15 mn à pied d'ici. Nous venons d'y emmener notre petite fille.
    Je viens de terminer ton livre, mais je vais relire les deux dernières pages.
    Un grand livre.
    Bises et bonne journée du 31 décembre.

  • Merci de me parler si gentiment de Nous.
    Et je suis contente aussi de t'avoir fait découvrir François Cassingena-Trévedy. Je reçois régulièrement sa lettre.

  • Le père fFançois Cassingena -Trevedy est un ami : imoine bénédictin et artiste il réussit à concilier sa vocation religieuse , son goût de la nature et ses sorties en mer auprès des marins pêcheurs .
    jJai beaucoup aimé son livre moi aussi !

  • Mais oui ! Chaque lieu a des avantages ! Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • bon bout d'an et a l'an que ven

    (je passe + demain du moins j'espère )
    à suivre !!

  • A suivre... j'espère bien !

  • Doux réveillon Bonheur du jour et je vous souhaite une belle et heureuse nouvelle année remplie chaque jour de petits bonheurs.

  • je vous souhaite un bout de l'an serein, plein de signes amicaux, riche en réflexion et avec de bonnes nouvelles pour vos publications

  • Merci ! Je croise les doigts pour que Nous ait une belle vie !

  • Sans être minimaliste, j'essaie aussi de me tenir éloigné de la consommation excessive. Pas toujours facile surtout pendant cette période de fêtes. Je te souhaite une bonne fin d'année.

  • Où que l'on vive, se tenir éloigné d'une surconsommation et du superflu est signe de sagesse. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Je dois dire que je m'éloigne de plus en plus du bruit... mais j'espère toujours que les moments en famille restent importants pour nous tous.
    Merci pour tout, Marie.
    Passe un bon bout d'an, et que le prochain t'apporte le meilleur.

  • C'est hélas de plus en plus difficile de se préserver du bruit que ce soit dans les rues ou dans les maisons.... Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Dépouillement! voilà un mot qui me convient. J'éprouve un besoin de calme et même de solitude. Le contact avec la nature me paraît essentiel. Je m'éloigne de plus en plus de ce monde de violence qui m'attriste beaucoup. Que faire ? Se protéger et agir autour de soi ......

  • Je crois que le dépouillement n’implique pas de rester seul ou de s’éloigner des siens. D’où la possibilité de le vivre loin de la civilisation (en même temps on n’ est jamais très loin de la civilisation dans nos pays occidentaux ) ou en milieu urbain plus dense. Par contre, si on a besoin de silence, c’est plus compliqué, c’est devenu une denrée rare.
    Nous voici au bout de 2021, j’espère que 2022 me sera plus clément. Je suis bien consciente que c’est aussi une question de choix. J’ai des choix douloureux à faire.

  • Effectivement, le silence est une denrée rare, hélas. Je partage votre avis sur la possibilité de vivre le dépouillement sans forcément faire des choix extrêmes. Merci pour ce commentaire. Bonne journée.

  • Et si c'était une question de point de vue? Si l'on met à part ceux qui subissent le malheur (misère, souffrance) sans l'avoir voulu avec l'idée d'en finir au plus vite avec lui, il reste la multitude (dont nous faisons partie) qui a le choix: ville ou campagne, se sentir seul, perdu, tout petit, minuscule dans un monde trop grand pour soi, ou être seul, profondément ému et infiniment reconnaissant de l'immense possible qui nous est offert, qu'il soit citadin ou campagnard.
    Je veux dire, il y a ceux qui provoquent ou invoquent, consciemment ou non, le malheur en pensant y trouver leur compte, bonheur ou intérêt, et tous ceux (sans doute même la majorité) qui se contentent d'appliquer des habitudes et règles tristes et fadouilles qu'ils n'auraient jamais eu l'idée d'inventer eux-mêmes s'ils avaient pris la peine de se poser les vraies questions. Leurs vraies questions. Du style "qui suis-je vraiment" et "quels sont mes désirs rien qu'à moi" et "pourquoi je ne m'inventerais pas ma propre identité à moi, celle qui me rendra heureux et rayonnera autour de moi"?
    Tout à fait comme vous le faites, chère Marie BonheurDuJour, petit bonheur de chaque jour, jour après jour.
    Tendresse à vous ♥

  • Etre soi-même, c'est le combat de toute une vie. Nous devrions tous pouvoir en avoir envie, si ce n'est l'idée. Merci pour ce commentaire. Bonne journée;

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