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Moisson - Page 3

  • Moisson.

    Aller au marché à pied ; il faut une quinzaine de minutes en admirant la mer, les collines, le ciel et les bateaux.
    Sur place, suivre le trajet habituel : le poissonnier pour prendre du merlu ; le producteur de légumes où on choisit panais, patates douces et une botte de fin poireaux qu’on fera en vinaigrette ; le boulanger pour son pain de maïs et sa baguette provençale à la mie couleur de miel d’acacia ; la librairie où on récupère la dernière commande.
    Rentrer à pied mais cela prend plus de temps car le vent s’est levé et on l’a face à soi, ce qui ralentit la marche ; et puis, sur le chemin, un tapis de feuilles de platanes s’offre au jeu éternel de shooter dans les feuilles en riant et à celui, tout autant d’éternité, de chercher les plus belles à rapporter à la maison.

  • En marchant.

    En marchant, ramasser du romarin pour les tisanes et la cuisine, des pissenlits pour faire une belle salade, du fenouil pour parfumer le prochain plat de poisson, et quelques arbouses bien rouges qu'on grignote sur le chemin, pour le plaisir.
    Admirer les vastes vignes qui vont jusqu’à la forêt, les arbousiers innombrables en pleine floraison de petites clochettes, les chênes et tous les arbres aux couleurs fauves, les bandes d’herbe et les thalles de lichen.
    Remarquer les champignons : des blancs, des beiges, des oranges, des petits, des gros, des larges. Mais comme on ne sait pas tous les nommer, on profite de croiser des cueilleurs de champignons, reconnaissables à leur panier et à leur bâton, pour leur poser des questions ; ils montrent bien volontiers leurs récoltes ; on retient le mot coulemelle.