Après avoir lu Les oies des neiges, de William Fiennes tout un dimanche il y a quelques semaines, le relire intégralement comme on le fait souvent pour des livres admirables.
Les oies des neiges ou comment trouver son été, comment trouver son nord, afin de vivre sa vie pleinement et non dans l’attente.
Quand on aura récupéré ce livre qu’on va largement prêter jusqu’à peut-être en faire un livre voyageur, on le rangera tout près de Rick Bass, de John Haines, d’Edward Abbey, et de la grande Sue Huebbel dont on avait lu Une année à la campagne, Vivre les questions, il y a près de trente ans.
LIRE / Livres du matin, du sac à main, du soir - Page 79
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Passer la soirée avec William Fiennes.
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Passer la soirée avec de prodigieuses créatures.
Après avoir dévoré La dernière fugitive, de Tracy Chevalier il y a quelques temps, passer la soirée avec Prodigieuses créatures, du même auteur.
Découvrir tout un monde, celui des fossiles ; se voir fouillant sur les grandes plages anglaises en traversant des nappes de brouillard ; noter quelques mots nouveaux, mais ne pas en chercher la définition dans le dictionnaire pour laisser ailleurs la réalité et s’inventer couleurs et formes : « vertéberre », « gryphée », « ophiures », « crinoïde », « pentacrines », « coprolithes » ; s’attarder plus longtemps encore sur « lys de mer » : fleur qui fut flottante ou ondulait dans les fonds voilés, imprécise sur sa tige, au gré des courants voire des tempêtes, et dont la teinte, jamais nommée, variait suivant la lumière du jour….