Passer deux jours sans écouter les informations mais à lire de beaux articles de fond et de belles interviews de personnes qui ne parlent pas pour ne rien dire, dont Edgar Morin.
Ici, il dit : « L’arrivée de ce virus doit nous rappeler que l’incertitude reste un élément inexpugnable de la condition humaine. (…) Nous essayons de nous entourer d’un maximum de certitudes, mais vivre, c’est naviguer dans une mer d’incertitudes, à travers des îlots et des archipels de certitudes sur lesquels on se ravitaille… (…) « Attends-toi à l’inattendu. »
Là, il dit : « Cette crise nous pousse à nous interroger sur notre mode de vie, sur nos vrais besoins masqués dans les aliénations du quotidien »
Ou encore là : « …ce qui fait de nos vies provisoires nos seuls biens à ne pas dilapider. »
edgar morin - Page 3
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A ne pas dilapider.
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Navigation.
Comme pour une gourmandise exquise on se délecte petit bout par petit bout, on poursuit ainsi la lecture du livre de Boris Cyrulnik et Edgar Morin, Dialogue sur la nature humaine. On ne laissera pas un mot de côté et il est fort possible qu’on garde le livre, une fois fini, un bon moment contre soi, les bras croisés par dessus, pour continuer à y penser, ou pour puiser des forces dont on ne soupçonnait pas qu’on avait besoin.
Ainsi, de ces quelques mots d’Edgar Morin :« La vie est une navigation sur un océan d’incertitude, à travers des archipels de certitude. ».