Quelques vers de T.S. Eliot pour la journée. J’aime beaucoup ces vers que je relis régulièrement. Je les partage avec vous ce matin avec Joie :
« Le temps présent et le temps passé
Sont tous deux présents peut-être dans le temps futur
Et le temps futur contenu dans le temps passé.
Si tout temps est éternellement présent
Tout temps est irrémissible.
Ce qui aurait pu être une abstraction
Qui ne demeure un perpétuel possible
Que dans un monde de spéculation.
Ce qui aurait pu être et ce qui a été
Tendant vers une seule fin, qui est toujours présente.
Des pas résonnent en écho dans la mémoire
Le long du corridor que nous n’avons pas pris
Vers la porte que nous n’avons jamais ouverte
Sur le jardin de roses. Mes paroles font écho
Ainsi, dans votre esprit. »
(1) T.S. Eliot, Quatre Quatuors, Burnt Norton, in La terre vaine et autres poèmes, traduit de l’anglais par Pierre Leyris, Edition Bilingue, collection dirigée par Alain Mabanckou, Ed. Points Seuil, 1976, p. 161
poésie
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Temps présent et temps passé
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Car il n’est rien qui revienne
A un retour à la maison, tard et fatiguée, cadeau de la poésie de T.S. Eliot sortie de la bibliothèque et ouvert à une page qu’on aime :
« ... car il n’est rien qui revienne » … « parce que je sais que le temps est toujours le temps / que le lieu est toujours et seulement le lieu / Que ce qui est réel ne l’est que pour un temps / Ne l’est que pour un lieu / Je me réjouis que les choses soient ce qu’elles sont » … (1)
La garder tout près. Certainement quelques temps.
(1) T.S. Eliot, Poèmes, texte anglais présenté et traduit par Pierre Leyris, Seuil, 1947, p. 165