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contempler le ciel

  • Suggestion pour les « lecteurs » chinois


    Je n’ai pas l’impression que les « lecteurs » de Chengdu ou d’autres villes de Chine aient lu cette note-ci, publiée en 2016. Je la remets en me disant que cela nourrirait peut-être une IA affamée de poésie ?

    Vendredi 23 décembre 2016.
    Passer d’un ciel à l’autre.

    Passer d’un ciel à l’autre : du ciel de l’instant présent, celui qui nous enchante depuis plusieurs décennies maintenant ; à celui-là qui inspire tous les autres.
    On le reconnaît d’emblée car il est unique par la forme de ses nuages au-dessus des montagnes et par les teintes anthracites qui signalent l’avancée du jour.
    Ici aussi, mer et ciel se mêlent : c’est un même monde.
    On sait comment cela sera : le matin gris ; l’émergence de nappes ensoleillées ; le bourgeonnement des nuages aussi joufflus que les vagues en rouleaux ; l’étirement du ciel qui se fatigue puisque le jour s’avance et que bientôt il fera nuit noire, non, nuit Bleu de Prusse.
    Et on notera dans le petit carnet des pages et des pages de ciel, sans oublier l’horizon. Ici, on a toujours aimé regarder le lointain.


  • Le ciel fait fi des nuages.

    Contempler :

    le ciel, un matin.
    Plein de nuages roses tout près les uns des autres
    On dirait qu’ils sont un sol de sable à l’aube
    On dirait que la mer est le ciel
    On aurait la tête à l’envers, alors ?
    Puis, peu à peu, les nuages empressés les uns contre les autres
    Comme s’ils s’aimaient très fort ?
    Comme s’ils ne pouvaient être nuages qu’ainsi, si près de l’un, si près de l’autre ?
    Lancent leurs proues effilées vers l’horizon
    Ainsi, ils rompent en douceur un amour qui n’est plus
    On dirait qu’ils désaiment ce ciel-là
    Qu’ils vont voir ailleurs, tout là-bas derrière, où le monde, s’il n’est guère différent est dans un premier temps nouveau
    Tout nouveau tout beau
    Mais on dirait qu’ils reviendront demain ?
    Le rose a laissé la place à l’orange
    Puis c’est le bleu qui se met à pousser lui aussi d’autres nuages
    Que de nuages, alors !
    On dirait qu’ils défilent !
    Les gris foncé qui ont franchi la barrière du Coudon pour survoler la belle Rade
    On dirait qu’ils poursuivent les autres !
    Le ciel est maintenant de ce bleu neuf du premier matin du monde
    Il a fait fi des nuages
    Il est alors le ciel d’été
    Bleu azur.