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coudon

  • Les choses à leur place.


    Il y a un voilier dans la rade claire, sous le beau soleil jaune de la fin de l’après-midi. Sa coque est bleue. Ses deux voiles blanches brillent comme du satin. Elles sont toutes gonflées par le vent, entraînant ainsi la chaloupe vers le large.
    Au loin, le Coudon, toujours si beau, cet amer qui surplombe la mer, à jamais.
    Le fort de l’Eguillette surveille les mouettes et les vaguelettes, en même temps que quelques nuages qui décorent le ciel et parfois se pourchassent. Il a fort à faire.
    Les pins maritimes sont tranquilles et les mimosas sont en fleurs.
    Sur ce chemin du retour vers la maison, les choses sont à leur place.
    La nuit tombera tout à l’heure. Le matin lui survivra. Il y a toujours des matins survivants.

  • Le butin de la balade : cognassiers du Japon, mimosas, vent, nuages et brume grise.


    Rencontré deux cognassiers du Japon qui commencent à fleurir. L’un aux Sablettes, pas loin de la plage, l’autre à Tamaris. Que c’est beau, ces fleurs en forme de coupole, de ce fuchsia exceptionnel ! D’autres vont fleurir bientôt. Pour l’instant, elles sont sagement disposées le long d’une branche en boutons qui ont la forme de boules jaune mimosa.
    Les mimosas ont souffert du mauvais temps (fortes pluies, gelées) mais ils restent encore fièrement fleuris. En rentrant par le chemin du Manteau, un mimosa est bien accessible et il a été facile de cueillir deux branchettes à mettre dans le vase bleu.
    Le vent soufflait fort. Dans le ciel bleu, des nuages blancs en forme de soucoupes volantes en profitaient pour aller de part et d’autre de la Rade. Au loin, le Coudon, ce fier amer, était chapeauté d’une fine brume grise.
    Le chapeau, d’ailleurs, s’est envolé une fois et il a fallu lui courir après pour le rattraper. Peut-être avait-il envie de rejoindre les nuages ?