Regarder le temps qui passe.
Parfois, il passe vite, si vite qu’on se demande où il est passé et on aurait presqu’envie de se retourner pour l’apercevoir à nouveau mais on a beau scruter l’horizon, il a bien disparu. Il reste pourtant, fugace, effluve, tintement.
A d’autres moments, il s’étire et on en profite alors car il est là, tout rond comme la joue d’un enfant, tout plein comme un saladier qui passe de mains en mains autour de la table, tout chaud comme un corps contre un corps.
Le temps. Le temps de la vie.
On l’apprend tous assez vite que le temps perdu ne se rattrape plus.
Mais sait-on assez que ce ne sera jamais plus ?
Voilà pourquoi, ce qui compte, c’est de toujours prendre la main de quelqu’un tant qu’il y a main.
C’est le main-tenant.
Bonheur du jour - Page 22
-
Le temps qui passe
-
Petits riens de la mi-août
Le doux parfum des belles-de-nuit écloses à ce moment du jour, après le dîner, où il est bon de sortir prendre l’air.
L’équeutage d’un monceau de haricots verts posés sur la toile cirée.
La réservation de places de concerts pour le prochain festival Sand/Chopin.
L’envoi et la réception de courriers.
Le bon moment de tricotage, en bonne compagnie, à l’ombre et au frais sur la terrasse, côté nord.
Le parfum incomparable du pesto de coriandre qui sera servi le midi avec les légumes cuits à la vapeur.
La réécoute en podcast la série d’émissions Légendes du violoncelle de Christian-Pierre La Marca, diffusée sur France Musique, série démarrée avec l’exceptionnelle Jacqueline du Pré.
Le rangement des feuilles enfin sèches de la verveine dans la boîte qui leur est dédiée.
Le remplacement par de nouvelles feuilles cueillies dans un jardin ami des anciennes feuilles de laurier, antimite naturel, dans les placards et les bocaux de farines ou de céréales.
La réception, petit à petit, des textes écrits par les participants au dernier atelier d’écriture, rangés au fur et à mesure pour préparer une petite brochure qui leur sera distribuée en septembre.
Bon week-end ! A lundi !