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annie dillard

  • Moisson.

    Arroser l’ipomée et fixer quelques-unes de ses fines lianes le long de la canisse.
    Balayer la terrasse.
    Etendre le linge en le laissant sous la pergola pour ne pas qu’il soit en plein soleil.
    Préparer une pâte à tarte et faire tremper le petit épeautre.
    Une fois la maison bien aérée, fermer les volets et les fenêtres pour garder la fraîcheur.
    Ecrire quelques lettres. Dans l’une, glisser un peu de lavande. Dans deux autres, un petit sachet parfumé trouvé à l’Elbolario à Coni.
    Aller à pied à la poste de Tamaris poster le courrier car il faut le faire peser.
    Revenir et glaner quelques mûres au passage.
    Abaisser la pâte à tarte, la garnir de légumes et de mozzarella, la mettre au four pour 30 minutes. Faire cuire le petit épeautre. Laver la salade en allant jeter l’eau sur les plantes. Couper du basilic qu’on cisèle et qu’on jette sur les feuilles ainsi qu’une toute petite pointe d’ail.
    Après le déjeuner, servir le café et écouter les informations.
    Laisser passer l’après-midi en tricotant un petit paletot pour un des deux bébés de novembre, en réécoutant une émission de France Culture sur Hannah Arendt, en lisant le journal, en écrivant encore. Les chats continuent leur série de siestes.
    Quand la chaleur s’estompe, rouvrir les volets, plier le linge.
    Partir marcher.
    Quand on rentre, croiser les voisins avec qui on fait un brin de causette.
    A la fin du dîner, constater que les jours raccourcissent quand même, ce qui donne une bonne occasion d’allumer la petite lanterne peinte en bleue au début de l’été.
    Passer la soirée avec Annie Dillard, Une enfance américaine.
    Prévoir d’aller se baigner tôt le lendemain matin.


  • Lecture du matin : Annie Dillard.

    Un soir de lecture, après avoir fini un roman policier, on a voulu continuer à lire et on a attrapé En vivant, en écrivant, d’Annie Dillard qu’on a commencé il y a quelques jours.
    Mais on n’a pas pu continuer. En effet, Annie Dillard se lit le matin. A chaque fois qu’un de ses livres est venu s’adjoindre à la vie de lecture qu’on aime mener depuis des années, on les a lus le matin.
    Ainsi, En vivant, en écrivant, on en lit quelques pages en prenant le petit déjeuner, sur le ponton, durant la traversée. Quand il s’agit de faire le soir le trajet en sens inverse, on relit les pages du matin et on s’arrête sur ce qu’on a souligné ; parfois on recopie quelques mots sur le petit carnet noir. On n'avance pas dans la lecture, comme si c’était seulement un jour nouveau qui donnait la possibilité d’aborder de nouvelles pages.
    D’ailleurs, en exergue, Annie Dillard cite ce vers d’Emerson :

    « Personne ne se doute que les jours sont des dieux ».
    Il faudra chercher où ce vers se trouve dans l’œuvre du poète.