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ipomée

  • Moisson.

    Sur le chemin de la boulangerie, prendre le temps de papoter avec une voisine qui habite un peu plus bas dans la rue ; on la sait seule, avec comme unique compagnon son petit chien de treize ans qu’elle porte souvent dans les bras car il commence à avoir du mal à marcher.
    Prêter à l’infirmière qui vient quasi tous les jours le livre de Bea Johnson, Zéro déchet et en parler avec elle à chaque fois car elle aussi voudrait limiter ses déchets à la maison car, comment faire pour ceux de son travail ? Avec l’infirmière qui vient les autres jours, parler chats.
    Commencer la relecture de La peste, de Camus et se souvenir des personnages ; quand on en rencontre un, au fil des pages, on dit : « ah oui, lui…. ».
    Ecouter Philip Glass, Tissue n°7 pour violoncelle et piano, et Opening. Plusieurs fois.
    Tricoter un bonnet, taille trois mois.
    Regarder une belle émission sur Caravage, dont on ne se souvenait plus qu'il se prénommait Michel Angelo et, après, feuilleter le beau catalogue qu’on avait acheté à Montpellier il y a quelques années.
    Remarquer que l’ipomée commence à avoir de minuscules nouvelles petites feuilles. Les anciennes sont toutes racornies par l’hiver mais on ne sait pas s’il faut les couper.
    Rester un moment, debout, dans le grand soleil lumineux d’une après-midi de mistral, en hiver.


  • Des nouvelles de l’ipomée.

    L’ipomée va bien : elle pousse et, chaque jour, elle offre deux, ou trois, voire quatre fleurs. On la discipline en fixant les fines tiges souples mais, la têtue, elle tente quotidiennement de passer derrière la canisse, ce qui n’est pas prévu. On s’est rendu compte qu’une ipomée demande beaucoup d’eau. Ainsi, chaque jour on va y mettre l’eau de la salade qu’on nettoie.
    On a décidé de planter sa jumelle en face pour qu’elle se sente moins seule et parce que ces fleurs bleues, vraiment, c'est très joli. On leur adjoindra les roses trémières et les belles-de-nuit.
    On en viendrait même à espérer être déjà le 25 novembre…