Méditation : Cette phrase de Théodore Monod (1902-2000) relevée dans le journal : « Le peu qu’on peut faire, le très peu qu’on peut faire, il faut le faire ».
Beauté : Dans le grand parc qui entoure l’auberge, le sol est jonché de feuilles et de glands. Une petite fille qui accompagne la promenade décide d’en ramasser, « mais seulement les plus beaux », dit-elle. Alors, elle ramasse un gland, le regarde, le repose, en prend un autre, le repose, etc, puis elle en met un dans la panière en disant : « Celui-là, il est beau ». Ils semblent pourtant tous pareils, mais, dans son regard d'enfant, non. Elle fait de même des feuilles. On ramasse aussi des feuilles et des glands et parfois on en discute : « Tu le trouves beau, celui-là ? Oui. Moi, non. Regarde, celui-là il est beau. » Et parfois on est d’accord , comme si nos regards d'enfants s'étaient rejoints. « Ah oui ! elle est belle, cette feuille ! » Quand la panière est pleine, on s’arrête et, pour que les glands soient installés confortablement, la petite leur fait un lit avec les feuilles et les dépose un à un. « On les gardera toujours, hein ? Bien sûr ! » La panière est sur la table, maintenant.
automne
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Théodore Monod, le très peu qu’on peut faire, dans la forêt.
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C’est l’automne, Gustav Mahler, le ciel du matin, Aussitôt que la vie.
Date : C’est l’automne aujourd’hui, comme il est dit sur le calendrier. On fera de la soupe et des pommes au four. Et on ira chercher à la Coopérative agricole une bruyère d’un doux parme clair pour la mettre sur le rebord de la fenêtre.
Ravissement : La 2ème symphonie de Mahler.
Contemplation : Le matin très tôt, il est fait nuit encore. Au fil des nuits, la lune après avoir été pleine et resplendissante s’est laissée gagner par l’ombre et elle est désormais un fin croissant. Les étoiles ont assisté à cette transformation sans cesser de briller tout autant et ainsi le ciel est toujours beau au lever.
Emotion : Merci aux nouveaux lecteurs d’Aussitôt que la vie, ici et là. Qu’ils n’hésitent à faire part de leur ressenti !