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chats

  • C'est dimanche.

    C’est dimanche.
    Prendre le petit déjeuner sur la terrasse qu’on a bien nettoyée la veille pour enlever tout le pollen et qu’on a bien rangée.
    Sur la table en teck, tout juste huilée, hier aussi, pour que le bois se nourrisse et retrouve une belle teinte, un bouquet de tulipes jaunes dans le vase bleu, des narcisses blancs qui émergent d’un double pot en zinc et penchent délicatement la tête.
    Sur le plateau en osier, la vieille théière blue calico de chez Burleigh et ses tasses assorties, la cafetière bodum dont le chrome étincelle, les petites assiettes blanches qui n’ont plus d’âge, le pain bien frais et les croissants, le beurre et la confiture de mûres.
    Autour de la table, les chats. L’un d’eux, le plus gourmand, vient quémander un morceau de beurre qu’on lui donne bien volontiers pour que son poil continue d’être si doux.
    Dans les arbres, des chasse-doutes rassurés car il est déjà bien tard.

  • Minette, Savannah, Hercule, Enzo, et les autres.

    Descendre au marché.
    A mi-chemin, rencontrer une voisine qui en revient.
    - Ah ! Bonjour, justement, je voulais vous parler d’un chat qui vient chez moi de temps en temps.
    - Ah oui ? Comment est-il ?
    - Tigré, de grandes oreilles, il est tatoué, mais il semblé âgé, et perdu.
    - Ah, c’est peut-être Enzo. Le chat de Monsieur Truc, vous savez, celui qui a aussi Minette, la jolie blanche légèrement tigrée.
    - Ah oui, celle qui vient chez vous ?
    - Elle ne vient jamais chez vous ? Parce qu’elle va partout, elle.
    - Non. Alors c’est Enzo, vous croyez ? Regardez, je l’ai pris en photo.
    - Ah oui, c’est bien lui.
    - Ah, d’accord. Il n’est pas perdu, alors. Remarquez, je continuerai à lui donner à manger, si besoin. D’ailleurs, mes chats, ils vont toujours manger chez vous ? C’est gentil de votre part, mais vous savez, ils ont tout ce qu’il faut. D’ailleurs, votre Hercule, il vient aussi, mais le soir, seulement. Qu'est-ce qu'il est gentil ! Il se laisse caresser facilement, il n'est vraiment pas sauvage.
    - Mais c’est parce que c’est le copain de votre Savannah. Ah, celle-là, elle en fait des ravages. Mais elle est bien, hein, maintenant, quand on pense à toutes ses misères, la pauvre…
    - Et oui, on a bien fait de la recueillir.
    - Hercule, le matin, il reste à la maison. Je l’enferme. Je n’aime pas qu’il sorte toute la journée. C’est vrai, quand même, à son âge, il n’est plus tout jeune… Ma Mimi, elle, elle ne sort plus, elle a bien compris, vous pensez, à 17 ans. Et au fait, vous voyez toujours le noir, vous savez, le gros, qui boitait….
    - Oh, celui-là, ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu. Je croyais qu’il allait plutôt chez vous.
    - Je ne le vois vraiment plus… Qui sait ce qui a pu lui arriver, le pauvre… Par contre, le chat des nouveaux voisins, vous savez, ceux qui se sont installés dans la maison rouge…
    - Oui, et bien…
    - Ils laissent leur chat dehors, jour et nuit ! Et on ne sait même pas son nom !
    - C’est pas possible ! Mais comment est-il ? Il viendra peut-être chez moi ?

    Etc.