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henri michaux

  • Moisson.


    Traverser la rade en bateau.
    Faire quelques achats au marché du cours Lafayette : doucette, coriandre, menthe, persil, olives, figues et dattes séchées.
    Prendre un café en terrasse à La Reale, sur le port, avec une amie, papoter un bon moment et faire le point sur ce qui est essentiel.
    Refaire provisions de post-it pour marquer les pages des livres.
    Marquer d’ailleurs cette page dans Poteau d'angle d’Henri Michaux :

    « Garde intacte ta faiblesse. Ne cherche pas à acquérir des forces, de celles surtout qui ne sont pas pour toi, qui ne te sont pas destinées, dont la nature te préservait, te préparant à autre chose. »




    Henri Michaux, Poteau d’angle, NRF Poésie Gallimard, 1981, p. 10

  • Passer la soirée avec un colimaçon.

    Passer la soirée (en fait, plusieurs car c’était bon de prendre son temps) avec Le bréviaire du colimaçon, de Jacqueline Kelen, un livre sur la vie spirituelle.
    Croyant ou pas, on ne peut qu’être interpelé par tout ce que dit l’auteur sur la vie intérieure, trop négligée à notre époque en raison de l’impérialisme de la société de consommation (vive la « sobriété en tout »).
    Il est bien joli, ce symbole du colimaçon : il va lentement, il se contente de peu, ne cherche pas la gloire. Il emporte partout avec lui sa « cellule intérieure » : l’auteur l’a choisi pour faire comprendre l’urgence de ne pas vivre à la superficie de soi-même pour laisser s’épanouir « l’espace du dedans » dont parle Henri Michaux.
    Parmi les innombrables citations, une de Kafka, qu’on aime tant, et que, de fait, on aimerait relire : « Il y a deux péchés capitaux humains dont tous les autres dérivent : l’impatience et la paresse. Ils ont été chassés du Paradis à cause de leur impatience, ils n’y entrent pas à cause de leur paresse. »