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prendre le temps de

  • Le matin.

    Le matin, se lever en se disant que tout est nouveau. Même si on a plus ou moins le même emploi du temps, c’est bien de faire comme si tout se passait pour la première fois. De cette façon, on peut encore être surpris et, être surpris, c’est sentir la vie en soi car il faut toujours chercher la vie là où elle est, même si elle se cache. Pour y arriver, c’est bien de sentir qu’on respire et que rien n’est lisse tout autour de soi. On peut s’aider en faisant des micro-pauses, le temps de lire l’étiquette du pot de miel, par exemple, le temps d’aligner les verres sur l’étagère, le temps de bien poser ses pieds par terre et de sentir sur le sol chacun de ses orteils. Fractions de temps précieuses pour stopper ce défilement d’images et de gestes qui donnent le tournis.

  • Soleil couchant sur la baie de Bandol.

    La semaine se termine mais il reste une dernière activité à faire avant d’être en repos pour deux jours. On aimerait bien rentrer très vite ; il faut pourtant faire ce détour. Et voilà qu’au moment où on arrive, le soleil se couche. C’est une magnifique boule tout autant rouge qu’orange, qui jette ses feux sur les nuages alentour et la mer qui semble se prosterner devant tant de beauté. Il faut s’arrêter car passer son chemin serait donner raison à l’activisme. On appelle ceux qui sont là aussi : « Venez voir comme c’est beau ! ». Et, dans la fraîcheur du soir, transis, les bras croisés pour donner un peu de chaleur aux corps, on reste là jusqu’à ce que le soleil plonge derrière Bandol.