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pudding

  • Dans la cuisine : le pudding.

    C’est la fin de la semaine et, avant d’aller faire les courses, il est bon de faire un point sur ce qui reste.
    Il reste du pain. On pourrait le faire en salade avec des tomates, des courgettes et des olives. Mais il reste aussi trois figues un peu fatiguées dans leur petit saladier et deux pêches. Et le lait a été entamé pour un visiteur alors qu’on en boit peu. On se souvient qu’il doit y avoir aussi des raisins secs dans un bocal qu’on récupère au fond du placard.
    Allez, c’est décidé, on fait un pudding.
    Dans la grande jatte, on met le pain coupé en petits morceaux (parfois, ça a été difficile et il y a eu plein de miettes sur le plan de travail : il faut les récupérer avec précision).
    On pèle les figues et les pêches et on les coupe en morceaux aussi.
    On vide le bocal de raisins.
    On met quelques cuillères de sucre.
    On saupoudre de vanille et de cannelle.
    On ajoute trois fleurs de badiane.
    On recouvre de lait.
    On laisse tremper le temps de ranger la maison, passer l’aspirateur, aider pour sa toilette le convalescent qui commence à être bien autonome, étendre une lessive, papoter avec la voisine, aller faire les courses, revenir et ranger les courses.
    Bien mélanger et écraser le tout avec une fourchette, en veillant à enlever les fleurs de badiane.
    Mettre dans un grand plat à four.
    Faire cuire un certain temps : le pudding doit rester moelleux.
    Une fois le pudding cuit, le laisser refroidir avant de le démouler. Le mettre sur un joli plat et le laisser trôner tranquille sur le plan de travail jusqu’au petit déjeuner du lendemain matin.




  • Le tableau du jour : La laitière, de Vermeer.


    Pendant la première après-midi de vacances, décider de faire du pudding.
    Sortir du placard la petite panière en rotin et poser sur la table les morceaux de pain rassis qu’on y a gardé.
    Attraper le lait.
    Retrousser ses manches.
    Puis les regarder, ces morceaux, près du saladier. Bruns, bis, blancs. Restes de pain moulé, de pain bis tranché, et quelques quignons d’autres appellations, mais c’est toujours du pain.
    Se souvenir alors qu’on a vu cela déjà : dans ce désormais si célèbre tableau de Vermeer, La Laitière, ce sont bien des morceaux rugueux et grossiers qu’elle mélangera dans un beau lait crémeux : dans une cuisine hollandaise du XVII° siècle non plus, on ne jetait pas le pain.